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	<title>L&#039;antre de Taray</title>
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		<title>L&#039;antre de Taray</title>
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		<title>French Kiss 14</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 19:20:08 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[French Kiss]]></category>

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		<description><![CDATA[Les deux amoureux continuaient leur chemin entre les immeubles. Ils arrivèrent finalement devant l&#8217;un d&#8217;eux qu&#8217;Aaron désigna du doigt en disant qu&#8217;il y habitait. - Tu vas pouvoir constater que je vis dans un placard à balais. plaisanta-t-il en ouvrant la porte de l&#8217;immeuble avec l&#8217;une des clés de son trousseau. Lilian s&#8217;engouffra dans le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=220&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://taray2l.files.wordpress.com/2010/07/fk-chap-14.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-221" title="FK chap 14" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2010/07/fk-chap-14.jpg?w=300&#038;h=158" alt="" width="300" height="158" /></a></p>
<p>Les deux amoureux continuaient leur chemin entre les immeubles. Ils arrivèrent finalement devant l&#8217;un d&#8217;eux qu&#8217;Aaron désigna du doigt en disant qu&#8217;il y habitait.</p>
<p>- Tu vas pouvoir constater que je vis dans un placard à balais. plaisanta-t-il en ouvrant la porte de l&#8217;immeuble avec l&#8217;une des clés de son trousseau.</p>
<p>Lilian s&#8217;engouffra dans le petit hall où étaient installées les boites aux lettres. Le nœud que formaient ses entrailles s&#8217;était transformé en une boule de plomb. Et si ce n&#8217;était pas bien ? Et si il s&#8217;y prenait comme un pied ? Et si ça décevait Aaron ? Et si&#8230; Bref, il était terrifié. Alors que ces doutes continuaient de l&#8217;assaillir, un bras enlaça doucement sa taille et une bouche se fraya un chemin dans son cou.</p>
<p>- T&#8217;arrête de t&#8217;inquiéter un peu. Lui murmura Aaron. Je fais si peur que ça ?</p>
<p>Lilian ne répondit rien mais se retourna pour embrasser son professeur.</p>
<p>- Mais je n&#8217;ai absolument pas peur. Affirma-t-il, en déposant une série de petits baisers sur les lèvres d&#8217;Aaron.</p>
<p>- Tu mens mal.</p>
<p>- Mais je ne mens absolument pas. Répliqua Lilian.</p>
<p>- Tu mens très mal. Répéta le plus vieux.</p>
<p>Il resserra légèrement son étreinte, fixa un instant Lilian et l&#8217;embrassa. Ce contact détendit si bien le jeune homme, que lorsqu&#8217;Aaron voulut rompre ce baiser, il l&#8217;en empêcha et l&#8217;entraina dans un nouveau, beaucoup plus poussé. Le plus vieux laissa sans trop se poser de question sa langue jouer avec sa partenaire pendant que ses mains glissaient irrésistiblement dans le dos de Lilian. Ses doigts commençaient à avoir raison des vêtements du jeune homme qui poussa un long gémissement lorsqu&#8217;Aaron effleura son ventre. Lilian se colla un peu plus à son petit ami qui se montra encore plus entreprenant suite à cet encouragement en glissant avidement ses doigts au niveau de son pantalon puis, en dessous&#8230; Nouveau gémissement de Lilian, suivi de&#8230; de bruit de pas dans les escaliers ! Aaron lâcha immédiatement son élève qui tourna un visage inquiet vers l&#8217;homme avec son chien qui passa tranquillement devant eux, sans même leur adresser un regard.</p>
<p>- On est devenu paranos à force d&#8217;être toujours interrompus. Constata Lilian, un fois la porte du hall refermée. Mais&#8230; au fait, comment on s&#8217;est retrouvés à se … rouler une pelle dans le hall de ton immeuble ?</p>
<p>Aaron pouffa doucement avant de reprendre la main de Lilian dans la sienne.</p>
<p>- Tu étais un peu tendu&#8230; j&#8217;ai voulu te relaxer un peu&#8230; expliqua-t-il, totalement innocemment. On pourrait finir ça là haut. Et cesse de t&#8217;inquiéter, s&#8217;il-te-plait, mon petit Lilian.</p>
<p>Son interlocuteur, légèrement rouge, lui sourit et se laissa entrainer dans les escaliers.</p>
<p>- On va faire du sport&#8230; Je parle des cinq étages à monter à pied bien sûr. Ajouta Aaron, son habituel petit air moqueur sur le visage.</p>
<p>Après ces cinq étages, soit environ cent cinquante cinq marches (comptaient par Lilian), le jeune professeur ouvrit la porte de son appartement, fit signe à Lilian d&#8217;entrer et le suivit, avant de refermer la porte.</p>
<p>À peine le claquement sec de la porte se fit entendre, le jeune homme, bien décidé à montrer à Aaron qu&#8217;il n&#8217;avait absolument pas peur, l&#8217;enlaça pour reprendre le baiser qui venait d&#8217;être interrompu. Le plus vieux ne mit pas longtemps avant de venir à bout de leurs manteaux. Sans cesser ses caresses, il attira doucement son élève jusqu&#8217;à son lit, séparé du reste de la pièce par une bibliothèque, et l&#8217;y plaqua, perdant légèrement son sang froid. Depuis le temps qu&#8217;il attendait ça&#8230; Mais il s&#8217;était promis de se contrôler et de ne pas à nouveau se comporter comme une brute impulsive&#8230; Il l&#8217;embrassa dans le cou, le mordilla avidement et lui murmura :</p>
<p>- Si t&#8217;as pas envie, si tu veux m&#8217;arrêter, c&#8217;est maintenant, après ce serait trop cruel&#8230;</p>
<p>Lilian soupira bruyamment. Ne pas avoir envie ?! Lui ? Il avait peur, ça c&#8217;est sûr, mais il en avait quand même envie ! Il passa rapidement ses mains derrière la nuque de son professeur, l&#8217;embrassa goulument et le tira de sorte qu&#8217;il soit complètement couché sur lui.</p>
<p>- Non mais tu arrêtes de me dire ça toutes les deux minutes idiots ! J&#8217;en meurs d&#8217;envie si tu veux savoir ! Lui répliqua le jeune homme en arrachant le pull de son petit ami.</p>
<p>Dans le noir, Aaron sourit avant de se redresser un peu pour retirer son sweat à Lilian. Puis, il glissa doucement ses mains sous la chemise du jeune homme, pour lui caresser le ventre. Il remonta lentement, détachant les boutons au fur et à mesure, sous les soupirs de Lilian. Finalement, cette pauvre chemise se retrouva vite au pied du lit et fut rapidement rejointe par celle d&#8217;Aaron. Ce dernier s&#8217;attaqua ensuite au pantalon de Lilian, lui caressant les cuisses avec envie tout en le faisant glisser jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il rejoigne leurs chemises. Bien décidé à ne pas rester complètement passif, le plus jeune se redressa, effleura du bout des doigts le torse d&#8217;Aaron et les descendit doucement pour défaire sa ceinture avant d&#8217;entamer un nouveau baiser. Puis il se laissa retomber sur le dos en entrainant son professeur et éjecta son jean d&#8217;un petit coup de pied.</p>
<p>- On dirait que tu as fait ça toute ta vie. Le taquina tout bas Aaron.</p>
<p>- T&#8217;es trop bête&#8230; chuchota Lilian avant de l&#8217;embrasser.</p>
<p>Le plus vieux ne répondit pas immédiatement. Ses lèvres dérivèrent doucement de celles de Lilian jusqu&#8217;à son cou, puis son oreille.</p>
<p>- C&#8217;était juste pour te détendre un peu&#8230;</p>
<p>Le jeune homme enlaça son professeur et colla brusquement son bassin au sien, de sorte qu&#8217;il sente bien son érection, avant de rétorquer :</p>
<p>- Là je crois que c&#8217;est pas avec ton humour que tu vas me détendre&#8230; pas cette partie là de mon corps en tout cas&#8230;</p>
<p>Il sentit les doigts d&#8217;Aaron se glisser délicatement dans son caleçon et le détendre de façon beaucoup plus efficace, avant de le lui retirer lentement en en profitant encore une fois pour lui caresser les cuisses.</p>
<p>- Et là, t&#8217;es suffisamment détendu ? Relança le plus vieux.</p>
<p>- T&#8217;es trop bête&#8230; murmura Lilian entre deux soupirs.</p>
<p>- Tu l&#8217;as déjà dit ça. Répliqua gaiement Aaron avant de déposer un petit baiser sur les lèvres de son petit ami.</p>
<p>Il s&#8217;allongea doucement à coté de lui, retira son propre caleçon, puis enlaça une nouvelle fois Lilian pour couvrir son cou et ses épaules de baiser.</p>
<p>- Je sais pas si tu t&#8217;en es rendu compte, mais tu n&#8217;as plus peur là. Lui susurra-t-il en lui mordillant l&#8217;oreille, ce qui fit gémir Lilian. Et moi j&#8217;ai découvert plein d&#8217;endroits très sensibles chez toi&#8230;</p>
<p>- Fallait rien me dire&#8230; maintenant je vais avoir à nouveau peur&#8230;</p>
<p>- Parce que tu crois que je vais t&#8217;en laisser le temps mon petit Lilian&#8230; lui chuchota-t-il en roulant avec lui sur le coté.</p>
<p>Il continua de couvrir le moindre millimètre carré de la peau de Lilian qui passait à portée de ses lèvres tout en laissant ses mains découvrir de façon plus poussée le corps du jeune homme. D&#8217;abord son cou, ses épaules, son torse, puis, il effleura doucement son ventre, un des points sensibles qu&#8217;il avait justement découvert. Il s&#8217;y attarda un bon moment, avant que ses doigts ne glissent, faisant frissonner Lilian (qui pourtant avait très chaud), sur ses hanches, ses cuisses et ne remontent sur ses fesses qu&#8217;il caressa avec envie. Soudain, il s&#8217;arrêta. Lilian poussa un gémissement de nature bien différente que les nombreux précédents.</p>
<p>- T&#8217;inquiète pas, faut juste que je récupère deux ou trois trucs avant de passer aux choses sérieuses. Le rassura Aaron en tendant le bras au dessus de Lilian pour attraper un tube de lubrifiant et un préservatif sur l&#8217;une des étagères de la bibliothèque.</p>
<p>Lilian se crispa légèrement à l&#8217;annonce des « choses sérieuses ». Il n&#8217;avait bien une petite idée de ce que ça voulait dire&#8230; (il s&#8217;est renseigné quand même) mais, ça restait assez flou et terriblement nouveau. Son professeur, complétement collé à lui, le sentit immédiatement et reprit ses caresses. Il s&#8217;apprêtait à rassurer son élève par quelques mots doux, mais il se dit que des actes vaudrait mieux que des paroles. Il ouvrit donc tranquillement son tube de lubrifiant en déposant doucement ses lèvres dans le cou de Lilian. Pour lui aussi c&#8217;était en quelque sorte une première fois,  la première fois qu&#8217;il allait faire l&#8217;amour en voulant vraiment donner du plaisir à son partenaire, et non juste en prendre. Il fit doucement glisser l&#8217;un de ses doigts en son petit ami, très étroit, qui poussa une petite plainte en enfonçant jusqu&#8217;au sang ses ongles dans la deuxième main d&#8217;Aaron. Ce dernier s&#8217;arrêta immédiatement.</p>
<p>- Désolé&#8230; je t&#8217;ai fait mal&#8230;</p>
<p>Lilian se tortilla légèrement, en gémissant à nouveau, pour se coller encore davantage à son professeur.</p>
<p>- Non&#8230; non&#8230; ça fait juste&#8230; bizarre comme sensation&#8230; tenta de le rassurer le jeune homme.</p>
<p>Un second doigt s&#8217;immisça en Lilian lui arrachant un gémissement qui, à la plus grande joie d&#8217;Aaron, ne contenait plus trace de douleur. Il le prépara un long moment avant de juger, aux soupirs fiévreux de son élève, qu&#8217;il était prêt. Il enfila rapidement le préservatif, tourna doucement la tête de Lilian pour l&#8217;embrasser et le pénétra. Se laissant emporter par son excitation, il lui donna un violent coup de rein. Il s&#8217;en voulut rapidement lorsque son amant se tendit. Le jeune professeur s&#8217;immobilisa donc, couvrit la peau brulante de son élève de caresses et entama une série de va-et-vient le plus lentement qu&#8217;il put. Il n&#8217;osa pas accélérer la cadence avant que Lilian ne lui fasse clairement comprendre qu&#8217;il en voulait plus. Lilian gémit bruyamment. Les mouvements d&#8217;Aaron se firent de plus en plus puissant, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ne tienne plus. Lorsque le plaisir arriva à son paroxysme, il agrippa les hanches de son amant et poussa un râle profond, couvert par un dernier petit cri de Lilian.</p>
<p>Le jeune homme sentit son professeur se retirer, puis lui embrasser une dernière fois la nuque en lui susurrant un « je t&#8217;aime » un peu timide avant de sombrer dans le sommeil.</p>
<p>Aaron continua un long moment à caresser la peau de Lilian avant de se laisser à son tour entrainer par le sommeil.</p>
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		<title>French Kiss 13</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 10:33:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
				<category><![CDATA[French Kiss]]></category>

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		<description><![CDATA[La nuit commençait déjà à tomber. Il faisait froid, mais ce n&#8217;était pas la température qui faisait grelotter Lilian. Sur le chemin du lycée, le jeune homme s&#8217;imaginait tout ce qui pourrait, tout ce qui allait probablement se passer pendant cette nuit. Son premier vrai rendez-vous amoureux&#8230; Il n&#8217;arrivait pratiquement pas à réaliser. Il allait [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=216&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://taray2l.files.wordpress.com/2010/07/fk-chap-13.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-217" title="FK chap 13" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2010/07/fk-chap-13.jpg?w=300&#038;h=158" alt="" width="300" height="158" /></a></p>
<p>La nuit commençait déjà à tomber. Il faisait froid, mais ce n&#8217;était pas la température qui faisait grelotter Lilian. Sur le chemin du lycée, le jeune homme s&#8217;imaginait tout ce qui pourrait, tout ce qui allait probablement se passer pendant cette nuit. Son premier vrai rendez-vous amoureux&#8230; Il n&#8217;arrivait pratiquement pas à réaliser. Il allait enfin avoir un vrai rendez-vous avec Aaron, il pouvait enfin le voir en dehors du lycée, l&#8217;embrasser sans avoir peur qu&#8217;un autre élève, surveillant ou professeur les voit&#8230; Un vrai rencard ! Et encore, Lilian était complétement obsédé par cette soirée, mais son cerveau occultait ce qui risquait vraiment de le rendre hystérique : la « promesse » d&#8217;Aaron de lui faire perdre son pucelage. Malgré toutes les paroles rassurantes de Marianne et toutes les caresses de son petit ami, Lilian restait assez anxieux. Il préférait quand même se dire que le moment venu, il ne se poserait plus de question et se contenterait d&#8217;agir.</p>
<p>Lilian arriva sur le parking du lycée après une demi heure de marche. Le trajet ne prenait normalement qu&#8217;un quart d&#8217;heure, mais le jeune homme avait réussi (car c&#8217;est vraiment un exploit&#8230;) à se tromper de route, bien qu&#8217;il fasse ce chemin deux fois par jour, cinq fois par semaines. Plus il approchait du lieu du rendez-vous, moins il parvenait à dissiper son anxiété et plus il marchait lentement.</p>
<p>Sur le parking, plongé dans les ténèbres à cause d&#8217;un lampadaire défaillant, il ne trouva aucune trace d&#8217;Aaron. Une multitudes de craintes supplémentaires l&#8217;assaillirent. Était-il arrivé quelque chose à Aaron  ? Lui avait-il posé un lapin ? Alors que le nœud dans l&#8217;intestin de Lilian se serrait encore davantage, une main surgit de l&#8217;ombre du coin du bâtiment adjacent au parking, attrapa celle du jeune homme et l&#8217;attira vers son propriétaire. Lilian, trop occupé à chercher toutes les raisons possibles de l&#8217;absence d&#8217;Aaron, n&#8217;eut pas l&#8217;occasion de réfléchir au fait que ce qui se produisait pouvait potentiellement constituer un danger. Il se laissa donc gentiment attirer vers l&#8217;homme encapuchonné qui venait de sortir de l&#8217;obscurité.</p>
<p>Une seconde plus tard, Lilian se retrouva plongé dans le bleu magnifique des yeux de son jeune professeur qui venait d&#8217;enlever sa capuche. Aaron posa doucement ses lèvres, étirées par un grand sourire, sur celles de son élève dont les doutes et les appréhensions disparurent un instant. Ils restèrent un long moment sur le parking à s&#8217;embrasser, leurs doigts étroitement enlacés. Lorsqu&#8217;ils furent enfin rassasiés des lèvres de l&#8217;autre, ils s&#8217;éloignèrent un peu l&#8217;un de l&#8217;autre, un même sourire éclairant leur visage.</p>
<p>- Ça va ? Tu as l&#8217;air un peu tendu&#8230; constata le jeune professeur, en caressant doucement le dos de la main de Lilian avec son pouce.</p>
<p>- Oui&#8230; répondit son élève, tout bas en resserrant son étreinte sur la main de son professeur.</p>
<p>Lilian, qui n&#8217;allait pas vraiment bien, puisque bien que nageant dans le bonheur en ce moment, il restait plutôt très anxieux, n&#8217;osait pas trop regarder Aaron dans les yeux. Ce dernier le sentit immédiatement, rit doucement, amusé de l&#8217;effet qu&#8217;il avait sur le jeune homme et releva sa tête avec sa seconde main avant de l&#8217;embrasser. Puis, il demanda, sur un ton un peu moqueur :</p>
<p>- T&#8217;as l&#8217;air terrifié, mon petit Lilian. Mais tu sais, je vais pas te manger&#8230; C&#8217;est pas la peine d&#8217;avoir peur comme ça. Même si c&#8217;est vrai que je trouve ça particulièrement mignon&#8230;</p>
<p>Comme à son habitude Lilian vira au rouge tomate face à son beau professeur, mais il ne pouvait plus détacher son regard du sien. Il n&#8217;avait plus froid du tout malgré les 2° ambiants. Aaron lui sourit encore une fois et Lilian, bien décidé à ne pas se démonter, lui lança, sur un ton qu&#8217;il voulait suspicieux :</p>
<p>- Mais, dis moi, c&#8217;était quoi l&#8217;objectif de cette arrivée en traitre ?</p>
<p>- Bah, je voulais te faire peur bien sûr. Répondit simplement Aaron, un sourire radieux accompagnant ses paroles.</p>
<p>- Et tu es fier de toi en plus ! C&#8217;est malin ça ! Répliqua Lilian, tentant de prendre un ton réprobateur bien qu&#8217;il n&#8217;arrivait pas à effacer son sourire. Non mais t&#8217;as quel âge !?</p>
<p>- Vingt-quatre ans, rétorqua joyeusement le professeur pour continuer un peu à faire enrager Lilian.</p>
<p>- D&#8217;accord&#8230; tu as décidé de m&#8217;embêter ce soir méchant&#8230; constata le jeune homme.</p>
<p>- Non, j&#8217;ai d&#8217;autres projets.</p>
<p>Il lui adressa un petit clin d&#8217;œil qui provoqua une nouvelle bouffée de chaleur chez Lilian. Il lui caressa la joue en ajoutant tout bas :</p>
<p>- On y va, sinon on va geler ici.</p>
<p>Lilian interpréta cette remarque comme légèrement ironique puisque Aaron avait bien de se rendre compte qu&#8217;il avait tout sauf froid. Leurs doigts toujours emmêlés, ils s&#8217;engagèrent dans une rue. Ils marchaient au même rythme et Lilian pestait intérieurement contre ses gants qui l&#8217;empêchaient de sentir correctement la peau d&#8217;Aaron contre la sienne. Alors qu&#8217;ils arrivaient à un carrefour, cette contrariété devint insoutenable. Il voulait pouvoir sentir la main de son petit ami ! Il poussa un petit grognement en dégageant sa main. Geste qu&#8217;Aaron interpréta visiblement mal au vu de son air dépité.</p>
<p>- Ça te gêne ?</p>
<p>Lilian tourna la tête vers lui, étonné, ne comprenant pas de quoi il parlait, en enlevant ses gants.</p>
<p>- Que je te tienne la main, ça te gêne ? Demanda une seconde fois, un peu inquiet, Aaron.</p>
<p>Le jeune homme faillit éclater de rire, mais il se contenta de reprendre la main de son professeur et de laisser leurs doigts s&#8217;enlacer à nouveau. C&#8217;était bien mieux sans le gant !</p>
<p>- Non, ça ne me gêne absolument pas. Répondit simplement Lilian avec un sourire.</p>
<p>Aaron lui rendit son sourire. Qu&#8217;est ce qu&#8217;ils devaient avoir l&#8217;air de deux idiots vu de l&#8217;extérieur&#8230; Idiots mais terriblement amoureux et heureux ! Il plaisanta :</p>
<p>- Fais attention quand même, après ce sera ma faute si tu tombes malade !</p>
<p>Lilian haussa les épaules, soupira, prenant l&#8217;air blasé et répliqua :</p>
<p>- Tu trouveras bien un truc de pervers pour me réchauffer de toutes façons&#8230;</p>
<p>- Mais où est passé mon adorable petit Lilian qui ne pouvait que bafouiller devant moi&#8230; soupira Aaron, dont les yeux démentaient complétement ce ton déçu.</p>
<p>Ils continuèrent à marcher à un même rythme un peu lent, pour profiter au maximum de chaque moment, dans les rues en continuant à discuter plus ou moins tranquillement. La nuit était maintenant complétement tombée. Alors qu&#8217;ils traversaient une grande avenue, éclairée comme en plein jour par les lampadaires, Aaron fixa l&#8217;air pensif les restaurants qui bordaient la route.</p>
<p>- Tu as faim ?</p>
<p>Son petit ami réfléchit un instant, balaya lui aussi la rue des yeux et répondit :</p>
<p>- Un peu&#8230; Mais t&#8217;embête pas, moi du moment que c&#8217;est comestible ça me va.</p>
<p>- J&#8217;ai justement des surgelés pas très bons à la maison que je voudrais finir&#8230; mais je pense que tu préféreras une pizza.</p>
<p>- J&#8217;adore la pizza ! Acquiesça Lilian, dans un tel état d&#8217;euphorie qu&#8217;il en oublia que de la pizza c&#8217;était justement ce qu&#8217;il avait mangé aux deux repas précédents.</p>
<p>Après avoir pris la commande de Lilian Aaron entra dans une pizzeria qui avait visiblement du succès. Il en ressortit quelques minutes plus tard, reprit la main de son élève et lui expliqua :</p>
<p>- Ils ont beaucoup de monde, ça devrait être prêt d&#8217;ici dix minutes. Il y a un parc pas loin, tu veux qu&#8217;on y mange ? J&#8217;avais pensé qu&#8217;on pourrait mangé dans la pizzeria, mais c&#8217;est bondé&#8230; et chez moi&#8230; chez moi, il y a pas trop de place.</p>
<p>- Non mais un pique nique c&#8217;est très bien. Conclut le plus jeune, rassurant son petit ami.</p>
<p>Une fois leur repas récupéré, ils se remirent donc en chemin, s&#8217;engageant dans des rues piétonnes plus étroites. Lilian se contentait de suivre son professeur qui semblait bien connaître cette partie de la ville. Ils débouchèrent devant un parc encadré par des immeubles dont la plupart des fenêtres étaient illuminés et démontraient la vie qui bourdonnait dans ces appartements. Le parc, légèrement éclairé, était désert. Ils s&#8217;assirent sur un banc, celui qui avait l&#8217;air le moins sale, et mangèrent tranquillement leur repas en silence, leurs mains toujours serrées. Une fois la pizza achevée, ils restèrent un long moment assis, sans trop se regarder, le regard un peu vide, sans vraiment savoir quoi dire. Ce fut Aaron qui rompit ce silence.</p>
<p>- Lilian&#8230; je voulais m&#8217;excuser pour l&#8217;autre fois&#8230; murmura-t-il, gêné, en caressant le dos de la main du jeune homme.</p>
<p>Ce dernier, dubitatif, se retourna vers Aaron pour bredouiller :</p>
<p>- T&#8217;excuser pour quoi ?</p>
<p>- Pour … pendant ton heure de colle&#8230; quand j&#8217;y ai repensé après&#8230; je me suis vraiment comporté comme une brute&#8230;</p>
<p>Lilian ne comprenait toujours pas. Face à l&#8217;air gêné de son petit ami, il ne pouvait lui offrir un regard étonné. Aaron continua donc ses explications.</p>
<p>- Je t&#8217;ai même pas laissé le temps de comprendre ce qui se passait&#8230; Enfin&#8230; c&#8217;était la première fois qu&#8217;on faisait autre chose que s&#8217;embrasser&#8230; tu aurais surement préféré un truc plus&#8230; moins … brutal&#8230; Je t&#8217;ai fait ça à l&#8217;arrache&#8230; sous le bureau&#8230;comme ça&#8230; juste parce que j&#8217;en mourrais d&#8217;envie&#8230; c&#8217;est égoïste&#8230; J&#8217;espère que tu m&#8217;en veux pas.</p>
<p>C&#8217;était la première fois que Lilian voyait son professeur aussi embarrassé. Aaron n&#8217;osait même pas le regarder. Même s&#8217;il avait eu le moindre petit ressentiment pour Aaron, l&#8217;expression de ce dernier aurait suffi à tout effacer.</p>
<p>- Bien sûr que non je t&#8217;en veux pas ! Pour moi c&#8217;est un plutôt bon souvenir au contraire&#8230; confessa, tout bas, le jeune homme.</p>
<p>Ces mots suffirent à rendre son sourire à Aaron qui enlaça tendrement son élève avant de l&#8217;embrasser.</p>
<p>- Et puis&#8230; ajouta Lilian. Si tu veux quelque chose de moins … brutale, tu peux te rattraper ce soir&#8230;</p>
<p>Aaron ouvrit la bouche pour répondre. Lilian ne lui en laissa pas le temps, il souda leurs lèvres pour un long baiser. Puis, il lança, complétement à coté de la plaque :</p>
<p>- Il va peut être neiger.</p>
<p>Aaron acquiesça en silence, resserrant légèrement son étreinte. Ils restèrent encore un moment assis, blottis l&#8217;un contre l&#8217;autre, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils ne puissent plus ignorer le froid.</p>
<p>- On va chez moi ? Avant de mourir de froid. Chuchota Aaron en se relevant.</p>
<p>Il regarda Lilian se lever avec son éternel petit sourire au coin des lèvres, avant de lui susurrer :</p>
<p>- T&#8217;inquiète pas, cette fois ci, je serai moins brutal.</p>
<p>Ils se remirent en chemin.</p>
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		<title>French Kiss 12</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 11:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
				<category><![CDATA[French Kiss]]></category>

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		<description><![CDATA[Jour J moins 0 : Le samedi matin, Lilian se réveilla à 3h&#8230; Rectification donc : le samedi en plein milieu de la nuit, Lilian se réveilla à 3h, totalement obsédé par son rendez-vous. Le sommeil ne daigna se remettre à sa portée que vers 8h, pour que quelques minutes plus tard, la petite sœur [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=213&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://taray2l.files.wordpress.com/2010/07/fk-chap-12.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-214" title="FK chap 12" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2010/07/fk-chap-12.jpg?w=300&#038;h=150" alt="" width="300" height="150" /></a></p>
<p>Jour J moins 0 :</p>
<p>Le samedi matin, Lilian se réveilla à 3h&#8230; Rectification donc : le samedi en plein milieu de la nuit, Lilian se réveilla à 3h, totalement obsédé par son rendez-vous. Le sommeil ne daigna se remettre à sa portée que vers 8h, pour que quelques minutes plus tard, la petite sœur du jeune homme, Rose (aussi nommée la tornade infernale par son frère&#8230;), débarqua dans sa chambre sans prendre la peine de frapper et sauta sur son lit pour finalement lui dire, très fort (probablement pour être sûr qu&#8217;il comprenne bien)  qu&#8217;elle et leurs parents allaient partir et que maman voulait qu&#8217;il se lève.</p>
<p>Lilian attaquait donc cette journée, qui serait très certainement pleine de sensations, avec ses deux heures de sommeil et en maudissant les programmes TV du vendredi soir qui l&#8217;avaient fait se coucher  tard (ou plutôt&#8230; tôt). Après avoir fait coucou à sa petite sœur dans la voiture qui s&#8217;éloignait, il partit se planter devant ses devoirs. Et planter est bien le bon terme pour décrire l&#8217;état de végétation de Lilian, assis sur sa chaise de bureau, sur lequel gisaient ses cahiers ouverts et appelant désespérément le jeune homme, les bras ballant au bout desquels ses mains, molles et moites avait totalement abandonné l&#8217;idée de tenir un stylo, et, surtout son regard vide et son expression étrangement … inexpressive. Pour résumer, il commençait à se sentir mal, sans vraiment savoir si ce qu&#8217;il ressentait était de l&#8217;enthousiasme mêlé à de l&#8217;appréhension ou de l&#8217;appréhension mêlée à de l&#8217;enthousiasme. Ce qui change tout … mais rend tout autant malade.</p>
<p>À midi et demi, Lilian avait miraculeusement, sans en avoir vraiment conscience, fini ses devoirs pour la semaine. Mais avec la phénoménale capacité de concentration dont il était ce jour là  capable de faire preuve, on peut émettre des doutes légitimes sur la pertinence de ses réponses aux exercices&#8230; Il avala rapidement un reste de la pizza aux fromages de la veille et s&#8217;installa devant la télévision, s&#8217;affalant d&#8217;abord sur le canapé, pour finalement changer de position environ trois fois toutes les cinq minutes.</p>
<p>- Il n&#8217;y a vraiment rien à la télé le samedi aprem ! Ronchonna-t-il. (Voilà, il parle tout seul maintenant !)</p>
<p>Malgré sa pertinente remarque, il passa toute son après midi devant le petit écran.</p>
<p>Arriva 17h30&#8230; Lilian était, tremblant, sur le canapé, les mains crispées sur un malheureux coussin, le pied gauche tapant frénétiquement le sol, terrifié&#8230; Au bout d&#8217;un moment, lorsque la boule dans sa gorge le lui permit, avec un atroce rictus sur le visage, il lança tout haut, pour se rassurer :</p>
<p>- Calme toi Lilian ! Aaron ne va pas te manger !</p>
<p>Un peu calmé&#8230; un peu, il s&#8217;interrogea sur sa tenue et réalisa qu&#8217;il avait gardé son pyjama toute la journée. C&#8217;était bien la première fois qu&#8217;il s&#8217;inquiétait autant de sa tenue. Il avait l&#8217;impression d&#8217;être une fille&#8230; Il s&#8217;excusa intérieurement auprès de Marianne dont il s&#8217;était moqué un certain nombre de fois alors qu&#8217;elle mettait des heures à chercher Le bon ensemble. Il ouvrit tous les tiroirs qui contenaient ses vêtements et les fixa un long moment espérant avoir une révélation. Au bout d&#8217;un bon quart d&#8217;heure d&#8217;intenses réflexions, il entendit presque la voix d&#8217;Aaron lui susurrer que ses efforts étaient bien inutiles puisque, à la fin de la soirée, il ne porterait plus rien. Il balaya donc une dernière fois du regard ses tiroirs avant de choisir un jean, une chemise, un sweat, des chaussettes et son plus beau caleçon (allez savoir pourquoi&#8230;). Après une douche bien chaude, qu&#8217;il fit durer le plus longtemps possible, il s&#8217;habilla, enfila son manteau, ses gants, son bonnet et ses chaussures avant de sortir de chez lui et d&#8217;enfin, se diriger vers le lycée.</p>
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		<title>French Kiss 11</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 16:20:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
				<category><![CDATA[French Kiss]]></category>

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		<description><![CDATA[Les parents de Lilian et sa sœur devaient partir le samedi matin pour ne revenir que le dimanche soir, assez tard. Ce qui faisait une journée et demie de tranquillité pour Lilian, et Aaron bien sûr&#8230; Lilian affichait un sourire (qui lui donnait l&#8217;air particulièrement intelligent) rien que d&#8217;y penser. Une journée et demi sans [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=196&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-medium wp-image-197" title="FK chap 11" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2010/07/fk-chap-11.jpg?w=300&#038;h=150" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>Les parents de Lilian et sa sœur devaient partir le samedi matin pour ne revenir que le dimanche soir, assez tard. Ce qui faisait une journée et demie de tranquillité pour Lilian, et Aaron bien sûr&#8230; Lilian affichait un sourire (qui lui donnait l&#8217;air particulièrement intelligent) rien que d&#8217;y penser. Une journée et demi sans personne pour les interrompre, une journée et demi sans avoir besoin de se cacher au moindre bruit&#8230; Le rêve.</p>
<p>À peine avait il su qu&#8217;il serait totalement libre ce weekend, Lilian s&#8217;était jeté sur son portable pour appeler Aaron&#8230; qui ne répondit pas. Trop heureux et enthousiaste pour se laisser agacer, inquiéter ou déprimer pour si peu, Lilian, en pleine rêverie sur ces deux jours de liberté, s&#8217;était contenté d&#8217;envoyer un message à son petit ami. Aucun accusé de réception ne lui était parvenu. Tant pis, il le verrait certainement le lendemain. À cette simple idée de le voir, le sourire de Lilian s&#8217;était encore élargi.</p>
<p>Le lendemain, vers 13h, Lilian frappa discrètement  à la porte de la salle qu&#8217;Aaron occupait entre midi et deux pour « préparer ses cours » (selon ses dires&#8230; mais en réalité, il mangeait dans cette salle pour ne pas mourir dans d&#8217;atroces souffrances intoxiqué par la nourriture infecte du self et pour ne pas se faire voler son sandwich par d&#8217;autres professeurs moins prévoyants que lui). Sans attendre la réponse de son professeur, il ouvrit la porte, la referma et traversa la salle, le sourire aux lèvres, pour se placer devant face à Aaron, assis de l&#8217;autre coté du bureau. Ce dernier le fixa un instant, un peu perplexe, avant de sourire à son tour. Puis, il se redressa légèrement, prit la main de Lilian pour le faire se pencher un peu et l&#8217;embrassa par dessus le bureau. Lilian fit tout ce qu&#8217;il pouvait pour rallonger au maximum ce baiser avant de se rappeler qu&#8217;il avait quelque chose à annoncer à Aaron. Il sépara donc leurs lèvres. Le jeune professeur, étonné et légèrement inquiet que Lilian ait interrompu leur baiser, se rassit et demanda, en envoyant le papier d&#8217;aluminium de son déjeuner valser dans la poubelle :</p>
<p>- Alors ? Pourquoi tu viens me déranger en plein travail mon petit Lilian ?</p>
<p>- Mes parents sont pas là ce weekend ! hurla presque Lilian un grand sourire fendant son visage.</p>
<p>- C&#8217;est vrai ?! S&#8217;exclama Aaron, qui affichait maintenant un sourire éclatant.</p>
<p>- Oui ! Répliqua le plus jeune, surexcité.</p>
<p>- Sérieux ?! Interrogea vivement le professeur qui ne semblait vraiment pas capable de croire que quelque chose d&#8217;aussi bien puisse arriver.</p>
<p>- Oui ! Répliqua, une seconde fois, Lilian.</p>
<p>- Sûr, hein ?! C&#8217;est pas une mauvaise blague ?</p>
<p>Au bout de dix minutes de dialogue à base de de « c&#8217;est vrai ?! » et de « oui ! » qu&#8217;il est inutile de rapporter directement puisqu&#8217;il n&#8217;est pas d&#8217;une grande&#8230; utilité (et que gaspiller du papier, c&#8217;est mal), le jeune professeur proposa, avec un ton qui montrait bien l&#8217;absence totale d&#8217;arrière pensée:</p>
<p>- S&#8217;ils ne sont pas chez toi jusqu&#8217;à dimanche&#8230; tu peux venir dormir samedi&#8230;</p>
<p>Le terme « dormir », à des milliard de kilomètre de la véritable idée de son petit ami et le regard de chien battu de ce dernier, firent éclater de rire Lilian. Il fit le tour du bureau et embrassa chastement Aaron avant de lancer, un petit sourire narquois sur les lèvres :</p>
<p>- C&#8217;était déjà prévu, figure toi. D&#8217;ailleurs, si tu allumais ton portable de temps en temps tu le saurais depuis hier !</p>
<p>Aaron, perplexe, sortit l&#8217;engin (le portable hein&#8230;) de son pantalon et constata :</p>
<p>- Ah oui&#8230; il est éteint&#8230; effectivement&#8230; pourtant je l&#8217;avais allumé&#8230; il est peut être cassé.</p>
<p>Il tenta de rallumer le téléphone qui, capricieux ou juste très fatigué, refusé tout net de fournir le moindre signe de vie. Finalement, Aaron haussa les épaules, se leva pour enlacer Lilian et lui murmura :</p>
<p>- On se retrouve samedi vers … 19h, comme ça tu pourras faire tes devoirs, sur le parking du lycée ?</p>
<p>- Ouais ! Pas de problème ! S&#8217;exclama Lilian, réalisant que ce serait le premier rendez vous galant de sa vie.</p>
<p>Il déposa un nouveau petit baiser sur les lèvres d&#8217;Aaron, avant de l&#8217;interroger, légèrement inquiet :</p>
<p>- T&#8217;habites pas au lycée quand même ?</p>
<p>- Non, le rassura le plus vieux. Tu crois quand même pas que je suis bête au point de nous exposer comme ça à être découvert en nous voyant au lycée … Mais je préfère t&#8217;accompagner jusque chez moi. J&#8217;ai pas envie que tu te fasses violer avant d&#8217;arriver chez moi&#8230; on sait jamais, j&#8217;habite pas dans un quartier top niveau sécurité.</p>
<p>- Quelle attention délicate ! Ironisa Lilian.</p>
<p>Encore une fois, leurs lèvres se joignirent. Et encore une fois, ils furent interrompus par la sonnerie qui les força à se séparer. Lilian partit donc en cours, laissant son petit ami aux secondes. Il trépignait d&#8217;impatience. Il comptait les heures, les minutes, les secondes, qui lui paraissaient de plus en plus longues. Dire qu&#8217;on était que jeudi ! Samedi était dans une éternité ! Il ne pouvait penser à rien d&#8217;autre, si bien qu&#8217;en cours, les rappels à l&#8217;ordre (ou plutôt à l&#8217;attention) de ses professeurs lui passèrent complétement au dessus de la tête (ou bien en dessous vu que le jeune homme avait la sensation de flotter loin au dessus du commun des mortels en ce moment). Marianne elle même avait abandonné l&#8217;idée de lui parler et se contentait d&#8217;afficher un petit air amusé et un peu moqueur face au regard vague et au grand sourire légèrement idiot de son meilleur ami.</p>
<p>Le vendredi après midi (plus qu&#8217;un jour !), en cours de Français, Marianne (cette histoire est normalement écrite du point de vue de Lilian, mais en ce moment son cerveau est momentanément hors service&#8230; donc ce sera du point de vue de Marianne) put constater que le jeune professeur était dans le même état que Lilian. Il fit tant bien que mal cours. Chaque fois que son regard de glace croisait celui de son élève, toutes réflexions logiques semblaient lui échapper et il perdait immédiatement le fil de son cours qui tentait de retrouver en balbutiant avec un sourire béa sur le visage. Il finit visiblement par décider que, pour le bien de son travail, il devait cesser de fixer aussi souvent Lilian … Mais même avec toute la bonne volonté du monde, il ne réussit pas à s&#8217;y tenir.</p>
<p>Lilian et Aaron finirent donc le cours et la journée avec un petit sourire en coin.</p>
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		<title>Curiosité maladive</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 10:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles et autres]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour une fois, la météo n&#8217;avait pas menti. La belle journée de mars, promise la veille, était déjà bien engagée. Et l&#8217;après-midi promettait d&#8217;être à la hauteur de la splendide matinée. Matinée d&#8217;autant plus splendide que, pour Manon, elle s&#8217;était achevée par une annonce qui tenait du miracle. Le professeur de Physique Chimie était absent [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=151&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour une fois, la météo n&#8217;avait pas menti. La belle journée de mars, promise la veille, était déjà bien engagée. Et l&#8217;après-midi promettait d&#8217;être à la hauteur de la splendide matinée. Matinée d&#8217;autant plus splendide que, pour Manon, elle s&#8217;était achevée par une annonce qui tenait du miracle. Le professeur de Physique Chimie était absent ! Pas cours ! Merci, les restes de la pandémie de grippe ! Du coup, l&#8217;après-midi lui apparaissait encore plus radieuse. D&#8217;un autre coté, du moment qu&#8217;elle échappait à ces deux heures de torture scientifique avec le-rouquin-sadique-dégarni-destructeur-de-craies-et-hantise-de-tous-les-élèves, il aurait pu pleuvoir des crapauds venimeux géants venus d&#8217;une autre dimension qui menaçaient d&#8217;envahir la Terre, la journée aurait tout de même été fantastique.</p>
<p>Cependant, un nuage gâchait cette clémence céleste&#8230; Une question, une décision capitale, une grande interrogation existentielle : Comment profiter pleinement de cette prometteuse après-midi de désœuvrement ?</p>
<p>Une petite voix, fort sérieuse, lui chuchota de faire ses devoirs&#8230; S&#8217;avancer dans son travail ?! La petite voix fut rapidement bâillonnée et enfermée à quadruple tour dans un obscur placard avec une pancarte « à libérer un mois avant le bac » dessus. Travailler par une si belle journée, c&#8217;est criminel.</p>
<p>Voilà, qui éliminait une possibilité, ramenant la situation de la jeune fille à zéro. Finalement, elle décida de rentrer chez elle, au moins pour y poser son sac de trente kilos.</p>
<p>Manon soupira, en baissant son regard du bleu azur sans défaut du ciel au gris béton citadin. Puis, elle se laissa glisser du muret devant le lycée, attrapa son sac et se mit en route. Direction maison.</p>
<p>Ses pieds la conduisant machinalement vers sa destination, elle s&#8217;engagea dans un dédale de rues et d&#8217;avenues. Ce serait donc une nouvelle après-midi consacrée à nintendo&#8230; se dit-elle, abandonnant l&#8217;idée de trouver mieux.</p>
<p>Arrivée à un carrefour, elle s&#8217;arrêta sans même y penser au passage piéton qui barrait l&#8217;avenue. Tellement sans y penser qu&#8217;elle mis environ vingt secondes à prendre conscience du fait qu&#8217;elle pouvait parfaitement traverser. Le débit autoroutier ressemblait à un ruisseau en pleine période de sécheresse. Encore dix secondes plus tard, elle réalisa que les rues avoisinantes étaient tout simplement désertes. Rien de plus oppressant qu&#8217;une ville vide. Même si la jeune fille savait qu&#8217;avoir peur juste parce que, contrairement à elle, la plupart des gens travaillaient plutôt que de faire des balades en ville à cette heure-ci, était absolument débile, elle ne put s&#8217;empêcher de déglutir bruyamment. C&#8217;était franchement glauque&#8230; On aurait dit une de ces scènes dans les western, celle où le héros débarque dans une ville fantôme et qu&#8217;une espèce de pelote de paille bizarre passe devant la caméra poussée par le vent. Exactement la même scène. Sauf que là, c&#8217;était des papiers de chewing-gum qui dansaient négligemment en l&#8217;air (et qu&#8217;au lieu du traditionnel saloon, il y avait un bar). Manon espérait seulement que la ressemblance avec ce genre de film s&#8217;arrêterait là et que le méchant pilleur de banque et assassin n&#8217;arriverait pas du coin de la rue, au galop sur un cheval noir charbon, avec un revolver au poing.</p>
<p>Elle traversa la rue en suppliant son bon sens de raisonner son imagination. Après tout, ça sert à quoi de se faire peur ? Non mais vraiment, il n&#8217;y a pas idée de s&#8217;imaginer des choses comme ça&#8230; Et pourquoi pas un truand avec une énorme balafre en travers du visage et un grand manteau noir tant qu&#8217;on y est ? Manon eut un petit rire crispé. Qu&#8217;est ce qu&#8217;elle pouvait se trouver bête parfois.</p>
<p>Surtout que depuis les deux minutes que son imagination fonctionnait à plein régime, la jeune fille n&#8217;était plus seule dans la rue&#8230;</p>
<p>Le passant et Manon se croisèrent.</p>
<p>Vous connaissez ce phénomène étrange de ne pas immédiatement assimiler quelque chose ? D&#8217;avoir l&#8217;impression que votre cerveau marche au ralentit (ou bien ne marche plus du tout) ? D&#8217;être sûr de passer à coté d&#8217;une chose énorme mais de ne pas réussir à saisir de quoi il s&#8217;agit ?</p>
<p>Parce que c&#8217;était exactement ce que Manon ressentait en ce moment.</p>
<p>Tout à coup, la lumière fut. L&#8217;image de l&#8217;inconnu qu&#8217;elle venait de croiser arriva enfin jusqu&#8217;au cerveau, avec une précision digne du meilleur des appareils photo.</p>
<p>Un homme. Un homme grand. Un homme grand et chauve. Un homme grand, chauve et&#8230; balafré. Un homme grand, chauve, balafré et avec un large imperméable&#8230; noir&#8230;</p>
<p>Ça ne vous rappelle rien ?</p>
<p>Demi-tour ! Cent quatre-vingt degrés plus tard, Manon fixait avec des yeux, tellement exorbités qu&#8217;ils menaçaient de tomber, le dangereux malf&#8230; enfin, le passant.</p>
<p>Malgré son manteau ample qui virevoltait façon polar monochrome, la jeune fille devinait sa carrure imposante. L&#8217;homme avançait rapidement, à grandes enjambées. Dans peu de temps, il allait disparaître au coin de la rue. Pourtant, Manon ne parvenait pas à détacher son regard de cette étrange vision sortie d&#8217;un film sur la mafia, comme hypnotisée par ce crâne dépourvu de cheveux qui luisait au soleil.</p>
<p>Son imagination, assommée par cette apparition, reprit enfin ses esprits. D&#8217;où sortait ce type ? Et, où allait il ? Et, comment avait il bien pu se faire cette cicatrice ? Appartenait-il à la mafia locale ? Mais, au fait, y avait-il une mafia locale ? Où allait-il ? Avait-il une arme sur lui ? Et, où allait-il ? Pourquoi il marchait aussi vite ? Mais, où il va ?!</p>
<p>Toute une foule d&#8217;interrogations comme celles-ci assaillait la jeune fille qui ne savait plus trop quoi penser.</p>
<p>Alors, avant que le fantomatique manteau encre de l&#8217;étrange chauve s&#8217;évanouisse, elle prit la plus stupide décision possible. Manon allait suivre ce type. Elle voulait savoir où il allait comme ça. Un homme aussi bizarre ne pouvait pas simplement se rendre chez le teinturier. Sûre d&#8217;elle mais fébrile, elle partit à la suite du balafré chauve, à l&#8217;opposé de sa maison.</p>
<p>S&#8217;engagea alors une bonne vieille filature. Manon faisait tout ce qu&#8217;elle pouvait pour être discrète sans jamais quitter l&#8217;homme des yeux.</p>
<p>Elle avait fini par se fixer sur l&#8217;idée que ce type était vraiment louche et qu&#8217;il allait surement faire quelque chose de louche&#8230; Donc, n&#8217;écoutant que son courage, et bien sûr, sa curiosité légèrement maladive, elle s&#8217;était convaincu que le suivre était l&#8217;unique chose à faire. Après tout, si il était parti pour commettre un meurtre, c&#8217;était son devoir de citoyenne de l&#8217;arrêter ! Et pour l&#8217;arrêter, il fallait bien qu&#8217;elle le suive. Quand on appelle la police pour un meurtre, la moindre des choses c&#8217;est d&#8217;avoir un petit truc à leur mettre sous la dent. Raisonnement irréfutable ! Donc, n&#8217;importe qui aurait été d&#8217;accord avec elle : pas d&#8217;autre choix que de suivre cet homme.</p>
<p>Manon essayait de garder une distance de sécurité d&#8217;environ trente mètre. À choisir elle préférait ne pas se faire attraper. Son imagination avait, là encore, fonctionné à trois mille kilomètres heure. Mais je n&#8217;ai pas super envie de faire la description du cadavre sanguinolent et désarticulé de la jeune fille, alors je m&#8217;arrête.</p>
<p>Elle avançait avec prudence. Dit comme ça, ça à l&#8217;air jolie&#8230;mais, en gros, ça veut dire qu&#8217;elle marchait plus ou moins en pas chassés et qu&#8217;elle se cachait à chaque coin de rue.</p>
<p>Plus les minutes passaient, plus Manon voulait savoir. Peut être était il le chef d&#8217;un réseau de trafique de drogue alimentant tout le pays&#8230; Mais, alors est ce qu&#8217;il se balade avec son stock sur lui ? Alors était ce pour ça qu&#8217;il portait un manteau aussi large ?</p>
<p>Mais, pendant qu&#8217;elle s&#8217;imaginait découvrant quatre cent kilos de cocaïne, Manon ne surveillait plus correctement le chauve&#8230; Il s&#8217;était arrêté devant la vitrine d&#8217;une boutique. La jeune fille avançait toujours à la même cadence, le nez légèrement baissé par ses réflexions. Lorsque la tâche sombre de la veste de l&#8217;homme entra dans son champs de vision, elle eut un électrochoc. Un petit cri s&#8217;échappa de sa gorge. Danger ! Elle était à moins de six mètres de lui. Dans son esprit, l&#8217;image de son cadavre mutilé se rapprocha. Elle freina brutalement. Puis, pas aussi bête qu&#8217;elle n&#8217;en à l&#8217;air, Manon se rendit compte qu&#8217;immobile, en plein milieux de la rue, elle était très repérable. Alors, son esprit génial mit au point une stratégie imparable. Elle allait entrer dans la boutique et ressortir quand le chauve aurait repris sa route. Une idée de génie ! Oui mais&#8230; pour que ce type bizarre s&#8217;y arrête, ça doit être un magasin surement dangereux&#8230; un vendeur d&#8217;arme ou d&#8217;objet de torture&#8230; (ça existe en France ça ?)</p>
<p>Mais, comme ne pas le faire, c&#8217;était signé son arrêt de mort, elle entra, passant à moins de deux mètres de l&#8217;homme. Son cœur battait à cinq mille battement minute. Elle avait une tension de deux cent. Si bien qu&#8217;elle faillit faire trois crises cardiaques simultanées lorsque la&#8230; boulangère lui demanda avec un sourire ce qu&#8217;elle voulait&#8230; Bon&#8230; après tout, même les truands mangent du pain. Ne répondant même pas, Manon reprit son attitude d&#8217;agent secret. Trouvant l&#8217;angle le plus discret, elle jeta plusieurs coup d&#8217;œil par la vitrine. C&#8217;était bon, l&#8217;homme était reparti. Reprise de l&#8217;opération ! La jeune fille sortit de la boulangerie sous le regard dubitatif de la vendeuse perplexe.</p>
<p>Par chance, les citadins déserteurs étaient revenus. Manon et le chauve n&#8217;étaient plus seuls sur les trottoirs. Ce qui facilitait grandement la filature.</p>
<p>La jeune fille zigzaguait donc entre les passants sans lâcher de son regard suspicieux le chauve en noir. Ils s&#8217;enfonçaient, tous deux, l&#8217;un sachant où il allait, l&#8217;autre uniquement porté par sa curiosité, dans le centre ville. Manon le voyait bien se rendre dans un quelconque quartier lugubre et malsain.</p>
<p>En même temps que les piétons, les voitures étaient réapparues et la plupart traversaient l&#8217;avenue avec une idée très approximative du réglementaire cinquante kilomètres heure. Mais, ces automobilistes pressés pouvaient être aisément excusés, après tout, une grande route comme celle ci, avec pas trop de débit et le feu du bout de l&#8217;avenue rayonnant d&#8217;un vert conciliant, un petit coup d&#8217;accélérateur c&#8217;était tentant&#8230; Mais, le feu en question passa au rouge, en expédient la case orange à la vitesse de l&#8217;éclair. Alors, les automobilistes pressés seraient devenus des chauffards si ils ne s&#8217;étaient pas arrêtés.</p>
<p>Tout un paragraphe juste pour dire que, le chauve louche, suivi par Manon, qui commençait à se prendre pour son ombre, s&#8217;était arrêté devant le passage piéton juste à coté de ce feu tricolore.</p>
<p>Bien que le rouge interdisait aux véhicules d&#8217;écraser les bandes blanches du sol, ainsi que toute personne qui aurait été dessus, l&#8217;homme étrange lança quelques regards aux alentours. Manon pensa, évidemment, immédiatement à : « il a peur d&#8217;être suivi ! Il doit vraiment être pas net ce mec louche ! », sans qu&#8217;une seule seconde sa raison lui rappelle que c&#8217;était plutôt fréquent que les gens jettent un coup d&#8217;œil à droite et à gauche avant de traverser une route&#8230;</p>
<p>Mais, à peine eut elle commencé à spéculer un peu plus sur la « non netteté » du chauve, que ce dernier était déjà de l&#8217;autre coté de la rue, marchant toujours avec son rythme constant et plutôt rapide. Manon traversa en courant, alors que le rouge se muait en vert. Plusieurs coups de klaxon retentirent alors que la jeune fille parvenait indemne sur le trottoir. Elle resta quelques secondes camouflée dans un bosquet de citadins. Les réactions bruyantes des automobilistes avaient attiré l&#8217;attention de tous les curieux. Et, visiblement, le gangster au crâne luisant devait être atteint de la même maladie incurable que Manon et qu&#8217;une partie des passants, puisqu&#8217;il s&#8217;était arrêté et retourné pour voir ce qui avait provoqué ce raffut.</p>
<p>Il repartit. Manon soupira. Elle n&#8217;était pas repérée ! La filature pouvait reprendre, tout danger était écarté.</p>
<p>À ce stade de l&#8217;après midi, Manon ne se demandait vraiment plus pourquoi elle suivait cet homme. Le fait que cela pouvait être dangereux, stupide et&#8230; stupide, ne l&#8217;effleurait même pas. Elle continuerait à le suivre. Jusqu&#8217;à ce que sa curiosité ait gain de cause !</p>
<p>Quand le suspect, l&#8217;inspecteur Manon collé à ses baskets comme un gros chewing-gum bien sucré et poisseux, déboucha dans une ruelle, bien sûr, déserte et vaguement lugubre, la jeune fille se dit qu&#8217;elle touchait enfin au but. Elle allait enfin savoir si ce chauve louche était un dealer, un kidnappeur ou un assassin.</p>
<p>Ils s&#8217;enfonçaient dans la rue, longeant de petits immeubles d&#8217;habitations, légèrement, vétustes et des devantures, de ce qui semblait avoir été des magasins, jadis. À chaque millième de seconde, Manon était persuadée qu&#8217;il allait pénétré dans l&#8217;un d&#8217;eux, pour régler la probable affaire très sombre qui l&#8217;amenait là. Et, à chaque millième de seconde, la curiosité, un peu morbide, de la jeune fille gémissait de déception.</p>
<p>Lorsque, contre toute les attentes de la petite curieuse, ils quittèrent la ruelle pour une avenue plus fréquentée et bien moi glauque, elle fut presque triste. L&#8217;atmosphère sombre et malsaine de la petite rue se mariait si bien avec l&#8217;apparence du chauve bizarre&#8230; ça en était presque dommage&#8230;</p>
<p>Mais, Manon n&#8217;avait pas le temps d&#8217;avoir des regrets car l&#8217;homme en noir avançait rapidement sur le trottoir. Il semblait avoir accéléré. Peut être était il presque arrivé&#8230;</p>
<p>Tout à coup, le chauve tourna à droite, entra dans un bâtiment et disparut du champs de vision de Manon. La jeune fille accéléra brusquement pour se placer devant la destination du chauve et tomba nez à nez avec&#8230; la vitrine d&#8217;un coiffeur ! Derrière la vitre, son suspect lui adressait un petit sourire amusé et moqueur&#8230; « Il s&#8217;est bien payé ma tête&#8230; » fut la première pensée réaliste de Manon, de toute l&#8217;après midi.</p>
<p style="text-align:center;">FIN</p>
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		<title>Rencontre 04</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 00:47:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontre (anciennement OHF)]]></category>
		<category><![CDATA[yaoi]]></category>

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		<description><![CDATA[7h15, l&#8217;option réveil du portable d&#8217;Olivier, qui gisait quelque part au sol, probablement sous le canapé où dormait son propriétaire, se déclencha. Le bucolique chant d&#8217;un coq résonna dans la pièce. Sauf que l&#8217;animal devait être équipé d&#8217;un mégaphone surpuissant. Les notes aigües transpercèrent les tympans endormis d&#8217;Olivier qui sursauta violemment. Si il avait été [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=118&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-147" title="rue chap 04" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2009/09/rue-chap-04.jpg?w=300&#038;h=297" alt="rue chap 04" width="300" height="297" /></p>
<p>7h15, l&#8217;option réveil du portable d&#8217;Olivier, qui gisait quelque part au sol, probablement sous le canapé où dormait son propriétaire, se déclencha. Le bucolique chant d&#8217;un coq résonna dans la pièce. Sauf que l&#8217;animal devait être équipé d&#8217;un mégaphone surpuissant. Les notes aigües transpercèrent les tympans endormis d&#8217;Olivier qui sursauta violemment. Si il avait été cardiaque, il serait mort à coup sûr. Et Anne aurait gagné une jolie petite assurance vie. Heureusement, il n&#8217;était pas cardiaque. Il s&#8217;étala lamentablement sur le parquet, un peu trop froid à son goût, sous le clairon du gallinacé qui ne semblait pas fatigué de s&#8217;époumoner. Maudissant le con qui avait eu la brillante idée de choisir cette sonnerie comme réveil, il chercha à tâtons le bruyant appareil et, une fois trouvé, l&#8217;empoigna, pour le moins fermement. En se relevant, l&#8217;écho du coq résonnant encore dans son crâne, il se souvint : c&#8217;était lui le con en question.</p>
<p>Après avoir arranger un peu son « lit », Olivier choisit une tenue correcte dans son carton de vêtements. Ses habits propres en main, il quitta sans bruit son bureau-chambre pour faire connaissance avec la salle de bain.</p>
<p>Malgré ses huit heures de sommeil, il n&#8217;avait pas assez dormi. Ses muscles le tiraient terriblement. Des pieds à la tête, il n&#8217;était plus que courbatures et douleurs. Mais, tous les malheurs du monde ne pourrait pas éteindre cette lueur de joie qui éclairait son esprit. Car, aujourd&#8217;hui, c&#8217;était son premier jour de travail..</p>
<p>Laborieusement, Olivier se déshabilla, levant doucement et douloureusement les bras pour enlever son T-shirt sale. Très sale ! Il puait la transpiration ! Dire qu&#8217;il avait dormi avec ça ! Il enjamba avec précaution le rebord de la baignoire, s&#8217;étira longuement et tourna à fond le robinet d&#8217;eau chaude. Il gémit, un peu lascivement, au contact de l&#8217;eau sur son corps. Au bout de quelques secondes, il avait déjà atteint le niveau rouge écrevisse (aussi appelé rouge Lilian) et commença à lentement se savonner, appuyant délicatement sur ses muscles meurtris. Il se rinça sans trop se presser. Les douches chaudes c&#8217;est trop bien.</p>
<p>Enfin propre, il se sécha puis s&#8217;enroula le bassin dans une serviette avant de partir à la recherche de son rasoir. Il finit par le trouver, au fond d&#8217;une trousse de toilette violette, enseveli sous une montagne de serviettes hygiéniques et de tampons, en espérant qu&#8217;il n&#8217;ait pas servi à sa femme, et, surtout pas dans la même zone que ce qui le recouvrait. Par contre, malgré de nombreuses expéditions dans tous les recoins de la pièce et des cartons, il ne put mettre la main sur sa mousse à raser. Précautionneusement, il fit glisser les lames sur son visage. Doucement&#8230; sans se couper. Lorsqu&#8217;il eut fini, il se plongea le visage dans l&#8217;eau froide, achevant les vestiges de son sommeil. Il releva la tête pour se regarder dans le miroir. Maudit soit sa pilosité brune ! Même tout juste rasé, une myriade de minuscules poils noirs, très courts et pas plus large qu&#8217;un point, demeurait invariablement sur le bas de son visage. Avec ses cheveux ébouriffés qui se dressaient sur sa tête, ses cernes de quatre centimètres et ça, il avait un look de bagnard. Il soupira. Un peu pour tout, un peu pour rien.</p>
<p>Après avoir jeté un coup d&#8217;œil à son portable qui indiquait 7h45, il se coiffa avec insistance, se demandant s&#8217;il n&#8217;allait pas tout simplement faucher cette espèce d&#8217;épi récalcitrant qui trônait sur le sommet de son crâne. Il le fixa quelques secondes avec son regard le plus noir. La mèche rebelle parut comprendre car, lorsqu&#8217;Olivier passa sa main gauche dans ses cheveux cheveux bruns et pas très coopératifs pour la quarante deuxième fois, elle s&#8217;aplatit. Victoire !</p>
<p>Finalement, il abandonna sa serviette pour enfiler son caleçon. Bleu foncé avec des pingouins turquoises à l&#8217;air plus qu&#8217;étrange imprimés dessus, le seul qui était propre. Ce jour là, il comprit l&#8217;utilité cruciale et essentielle de mettre un pantalon par dessus les sous-vêtements. Il s&#8217;exécuta donc,se glissant dans un jean noir, un peu ample. Les pingouins avaient disparu ! Ce caleçon était un cadeau de ses enfants pour la dernière fête des pères, mais, bien qu&#8217;il soit très fier de sa progéniture, ce cadeau là, il évitait de l&#8217;exhiber.</p>
<p>Avant de quitter la salle de bain, il enfila une chemise blanche, repassée la veille par ses soins, qui, contrairement au pantalon, était légèrement moulante, laissant deviner son torse bien fait aux muscles juste assez saillants. Il devrait se passer de cravate puisque ces dernières étaient à coup sûr enterrée quelque part sous les affaires de sa femme. Tant pis, de toute façon Olivier n&#8217;avait jamais particulièrement aimé ces mini boa constrictor de tissu.</p>
<p>En traversant le couloir pour entrer dans la chambre violette, il rentra un peu à la va vite sa chemise dans son jean. Qu&#8217;est ce qu&#8217;il pouvait avoir l&#8217;air con comme ça ! Cette réflexion lui traversa l&#8217;esprit. Il s&#8217;arrêta face à la porte, réfléchit un instant, et, rapidement, tira sa chemise hors de son jean. On lui avait dit de s&#8217;habiller normalement, pas comme&#8230; un pingouin&#8230; Qu&#8217;est  ce que c&#8217;est que cette expression ?! Ces foutus volatiles le poursuivraient-ils toute sa vie ?!</p>
<p>Laissant tomber ce tourment animalo-vestimentaire, il poussa la porte pour entrer dans la chambre de Charlotte.</p>
<p>- Bonjour Papa !</p>
<p>Mais, à peine la porte ouverte, il se retrouva face à face avec la petite(c&#8217;est une expression, Charlotte est trop petite pour qu&#8217;ils soient face à face), parfaitement réveillée, habillée et coiffée. Les enfants sont complètement fous !</p>
<p>- Charlotte, tu aurais pu dormir un peu plus&#8230;</p>
<p>- Oui, mais je me suis réveillée et j&#8217;arrivais plus à m&#8217;endormir. Répondit la petite en tendant les bras à son père.</p>
<p>Olivier la prit tendrement dans ses bras, faisant protester ses articulations et muscles éreintés, et l&#8217;embrassa avec douceur. Lorsque ses bras menacèrent de se décrocher, il reposa Charlotte, qui ne pesait pourtant pas plus de vingt-sept kilos, et lui demanda :</p>
<p>Après un dernier bisou à son père, Charlotte partit vers la chambre d&#8217;en face. Olivier descendit</p>
<p>- Tu veux bien aller réveiller ton frère et l&#8217;aider à se préparer ? Moi, je vais voir ce qu&#8217;il y a pour le petit déj.</p>
<p>Après un dernier bisou à son père, Charlotte partit vers la chambre d&#8217;en face. Olivier descendit  l&#8217;escalier, lentement pour ne pas tomber sur les marches en bois, et pénétra dans la cuisine. Il s&#8217;attendait à y trouver Anne, mais elle était déjà partie au travail. Elle était la secrétaire d&#8217;un important cadre dans une boîte d&#8217;informatique. En gros, elle faisait de la compta. Elle avait commencé à travailler plus pour s&#8217;éloigner encore de son mari que pour l&#8217;argent. Si ils avaient demandé, leurs bourgeois de parents se seraient fait un plaisir de subvenir à leurs besoins. Enfin, ce matin, Olivier était soulagé de ne pas avoir à encaisser un accrochage. Il soupira rien qu&#8217;à imaginer ce à quoi il échappait.</p>
<p>Le jeune homme fouilla la cuisine à la recherche de nourriture. Il restait bien du riz, mais&#8230; non. Il se sentirait coupable de servir du riz au petit déjeuner à ses enfants. Il continua la recherche. Après avoir vidé tous ce qui était susceptible de contenir quelque chose de comestible, il remarqua un paquet de brioche, pré-tranchée aux pépites de chocolat, et une bouteille de lait, demi-écrémé, placés bien en évidence sur le plan de travail, à coté de la cuisinière. Un nouvelle fois, il expira bruyamment. Un peu honteux devant le désordre qu&#8217;il avait mis dans la pièce, il prit la décision de commencer à ranger dans les nombreux tiroirs et placards.</p>
<p>En haut, il entendit les enfants sortir de la chambre de Jules. Lorsqu&#8217;ils furent au niveau de l&#8217;escalier, il leur lança l&#8217;habituel : « attention dans l&#8217;escalier ! ». Heureusement, il n&#8217;y eut pas de chute. Pas de balade aux urgences aujourd&#8217;hui. Ses enfants avaient du hériter du sens de l&#8217;équilibre d&#8217;Anne.</p>
<p>Olivier souleva précautionneusement son fils pour l&#8217;embrasser et le reposa immédiatement. Même un gamin de trois ans c&#8217;était trop lourd pour lui. La cuisine était toujours encombrée, mais les enfants se creusèrent un petit bout de table pour engloutir leur brioche ramollie par le chocolat chaud, que leur père venait de leur préparer. D&#8217;ailleurs, le chocolat en poudre lui aussi était bien caché. N&#8217;ayant pas vraiment faim, Olivier se contenta d&#8217;en grignoter une tranche avec son jus d&#8217;orange matinal. Il ne buvait jamais de caféine, tout comme l&#8217;alcool, cela lui faisait péter les plombs. Après que Charlotte et Jules, rassasiés, soient partis chercher leurs sacs, il leur emballa à chacun deux tranches de brioches, dans le papier d&#8217;aluminium qu&#8217;il venait juste de dénicher, pour leurs goûters, puis, reprit son rangement. Bizarrement, ce fut la vaisselle la plus vite rangée. Et sans casse. Il laissa étalée sur la table leur maigre réserve. Ça ne prenait même pas un quart du panneau de bois. Encore une fois, il soupira. Il faudrait faire des courses. Ça allait être compliqué, il ne connaissait pas encore son emploi du temps.</p>
<p>À 8h30, il sortit accompagné de Charlotte et Jules. Direction : l&#8217;école. Enfin, les écoles. Mais, à pied, car Anne était partie avec leur unique voiture. Nouveau soupir : il allait falloir en acheter une deuxième.</p>
<p>- Ça va Papa ? L&#8217;interrogea Jules, l&#8217;air inquiet.</p>
<p>- Oui, oui, bien sûr ! Mentit Olivier avec un grand sourire absolument factice. Alors, vous êtes contents de découvrir votre nouvelle école ?</p>
<p>- Oui ! Répondirent en cœur les deux petits.</p>
<p>- Ah bah, ça fait plaisir à entendre. Avoua Olivier avec un sourire légèrement moins faux.</p>
<p>Ils marchèrent une dizaine de minutes avant d&#8217;arriver à la maternelle. C&#8217;était un grand bâtiment rectangulaire, de style plutôt moderne, peint de couleurs un peu criardes. D&#8217;après ce qu&#8217;Olivier savait, il y avait une crèche, trois petites sections, cinq moyennes et cinq grandes, et, bien sûr, une garderie juste à coté. Ce soir, pour la première fois depuis longtemps, ses enfants devraient aller à la garderie. Jules n&#8217;y était d&#8217;ailleurs jamais allé. Olivier avait mal au cœur à l&#8217;idée de les abandonner ainsi. Mais, il était bien obligé&#8230;</p>
<p>Jules était en petite section de maternelle, et, son père l&#8217;enviait un peu. Il passait ses journées à écouter des contes de fée, jouer à la pâte à modeler et faire la sieste. Une vie tranquille quoi&#8230; En plus, les problèmes de couple, de travail et d&#8217;argent devaient paraître bien dérisoire du haut de ses quatre-vingt dix centimètres. La lueur d&#8217;espoir d&#8217;une lampe torche naquit dans le sombre placard qu&#8217;était son esprit. Avec son nouvel emploi, les problèmes de travail et d&#8217;argent s&#8217;évaporaient. L&#8217;ampoule de la lampe torche éclata : il restait les problème de couple&#8230; Si on pouvait vraiment appeler cette guerre froide un « couple ». Il soupira.</p>
<p>- Papa, tu es sûr que ça va ? L&#8217;interpela Charlotte. Tu as l&#8217;air fatigué&#8230;</p>
<p>- Oui, oui, ça va. Mentit-il une seconde fois.</p>
<p>Il attrapa les mains de ses enfants pour traverser la route. Ils entrèrent dans le bâtiment, les murs, à l&#8217;intérieur, étaient décorés d&#8217;une façon encore plus&#8230; originale que l&#8217;extérieur.</p>
<p>Un peu perdu, Olivier demanda à a première personne croisée où se trouvait la classe d&#8217;un certain M.Martel. Ce fut une jeune femme qui leur indiqua la salle, avec un sourire radieux et les yeux rivés sur, ce qu&#8217;elle présumait être, un jeune et séduisant père célibataire. Olivier, toujours aussi attentif à ce qu&#8217;il se passe autour de lui, la remercia, sans s&#8217;apercevoir qu&#8217;elle le draguait ostensiblement, avant de partir vers le lieu indiqué. Il était 8h50, les petits élèves commençaient à affluer, déposés par des parents en costume cravate ou en tailleur qui repartaient immédiatement. Olivier avait terriblement peur de devenir un jour l&#8217;un de ces parents qui n&#8217;avaient même plus le temps d&#8217;embrasser ses enfants.</p>
<p>Une fois entré dans la salle, il discuta quelques minutes avec l&#8217;instituteur avant de lui confier Jules. Après un dernier petit signe de la main et un sourire encourageant, Olivier quitta la pièce avec Charlotte. Jules était grand : il ne pleurait pas pour ne pas aller à l&#8217;école. Et, heureusement, car Olivier n&#8217;aurait jamais eu le courage de laisser son fils pleurer.</p>
<p>Ils sortirent du bâtiment et marchèrent encore cinq minutes en direction du centre ville. Enfin, ils arrivèrent face à la nouvelle école de Charlotte. Gigantesque. Vu comme ça, on aurait plus dit un collège ou un lycée qu&#8217;une primaire. Trois étages de murs beiges impeccables et de fenêtres rutilantes de transparence se dressaient devant eux. Olivier accompagna sa fille jusqu&#8217;à la grille d&#8217;entrée, s&#8217;assura qu&#8217;elle se rappelait bien du numéro de sa salle et du nom de sa maîtresse, … et de son numéro de portable et de leur adresse et du numéro des pompiers et de celui de la police, et&#8230;, à contre cœur, la laissa partir. Après cinq secondes, il la rappela :</p>
<p>- Charlotte&#8230; tu veux que je t&#8217;accompagne ?</p>
<p>- Non, c&#8217;est bon Papa. Il faut que tu ailles travailler aujourd&#8217;hui. Lança-t-elle avec un sourire. Allez, bonne journée !</p>
<p>Elle s&#8217;approcha pour déposer un petit baiser sur sa joue avant d&#8217;entrer pour de bon dans la cour de récréation. Olivier la regarda s&#8217;éloigner, un peu triste, comme à chaque fois. Puis, il réalisa que Charlotte avait raison et reprit son chemin. 8h55 : il devait être à son nouveau travail dans une demi heure. Il avança à grandes enjambées jusqu&#8217;à l&#8217;arrêt de tram. À cette heure, il y en avait environ un toutes les cinq minutes. Il paya son ticket. Pas le temps de se prendre la tête avec un contrôleur. Il monta dans le véhicule avec toute une vague de travailleurs pressés, se retrouvant coincé entre un jeune habillé avec des vêtements de sport, trop grands de quatre tailles minimum, et un homme chauve et, pour le moins, corpulent, qui s&#8217;engueulait avec son portable et, sur qui, Olivier aurait parié que le téléphone finissait broyé ou fracassé dans le quart d&#8217;heure. Le véhicule se mit en marche. Olivier se rattrapa in extremis à la barre de fer.</p>
<p>Deux arrêts plus loin, il était dans la bonne zone de la ville. Mais, toujours aussi doué, il ne descendit qu&#8217;au suivant. Un peu paniqué à l&#8217;idée d&#8217;être perdu, il jeta un rapide coup d&#8217;oeil à l&#8217;heure. C&#8217;est bon ! Il avait largement le temps de se perdre&#8230; enfin pas trop quand même.</p>
<p>Les rues, inondées de monde, paraissaient s&#8217;écouler au rythme des secondes. Olivier plongea, s&#8217;immergeant dans la foule. Mais, quel courant suivre ? Slalomant entre les gouttes de ce fleuve, écrasant quelques pieds au passage, il parvint à avancer. Il devait faire le trajet du tram à l&#8217;envers, se dit-il, en s&#8217;arrêtant à l&#8217;aven&#8230; BAM !</p>
<p>Étourdi, chancelant, désorienté, Olivier ne réalisa pas immédiatement ce qui venait de se passer. Juste, qu&#8217;il avait eu beaucoup de chance de ne pas tomber, car, vu le débit de la foule, il se serait fait piétiner. Puis, il se frotta l&#8217;épaule. Un truc, peut être un humain, et, même, surement un humain en retard, l&#8217;avait violemment percuté à l&#8217;épaule gauche. Il la fit doucement bouger, grimaçant. Génial ! Il allait avoir un bleu en plus des courbatures ! Il chercha rapidement des yeux celui qui lui avait défoncé l&#8217;épaule. Mais, ce boulet de canon n&#8217;aurait jamais stoppé sa course effrénée pour de vulgaires excuses.</p>
<p>Olivier massa ses tempes, tourna la tête de tous les cotés et, enfin, soupira. Autour de lui, il ne connaissait rien. Partout, il voyait des immeubles, magasins, bâtiments, noms,&#8230; dont il ignorait l&#8217;existence, et, surtout, des inconnus. Partout, des inconnus. Il était encerclé par l&#8217;inconnu. Il n&#8217;avait aucun repère ici. Il devait se rendre à l&#8217;évidence : il était perdu.</p>
<p>Tout ce qu&#8217;il connaissait c&#8217;était le nom de la rue. L&#8217;angoisse l&#8217;assaillit. Anne a raison, pensa-t-il, je suis un raté&#8230; Totalement envahi par ses idées noires, il s&#8217;affala sur un banc à un carrefour. Il aurait tout donné pour un moment de calme. Il aurait tellement eu besoin de ce moment de calme. Mais, tout ce qui l&#8217;entourait n&#8217;était que voitures puantes et klaxonnantes et semelles sèches et raides qui claquaient affreusement sur le sol au rythme effréné de la vie de la cité.</p>
<p>Depuis déjà trop longtemps, Olivier ne parvenait plus à prendre de nouvelles initiatives. Le simple fait d&#8217;agir lui paraissait impossible. Il ne pouvait s&#8217;empêcher de penser que si ça marchait, si il parvenait à construire quelque chose, si il avait une once de bonheur, tout disparaitrait tôt ou tard.  Comment savoir si ça allait marcher ? Et si c&#8217;était le cas, cela durerait il ?</p>
<p>« Essaye et tu verras ! » lui souffla une petite voix. « Toi, l&#8217;optimisme, ta gueule ! ». Pourquoi ne parvenait-il pas à tuer cet espoir ? Ça aurait été plus facile sans. Quand on espère pas, on ait jamais déçu.  Il aurait pu simplement se dire « c&#8217;est comme ça et ça le sera toujours ». Mais non, à cause de cette connerie d&#8217;optimisme, il croyait toujours en une petite chance, aussi infime soit elle.</p>
<p>Et voilà ! Il s&#8217;était encore fait avoir ! Il la voulait cette chance ! Un léger sourire passa sur ses lèvres. Il le sentait bien ce boulot. Il inspira profondément, se releva d&#8217;un bond et leva les yeux vers le ciel. Il faisait un temps magnifique ! La part optimiste d&#8217;Olivier prit cela pour un signe de bonne augure, tandis que l&#8217;autre partie, pourrie par une vie de merde, lui injonctait encore de se taire. Heureusement qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;idées abstraites et immatérielles, sinon elles auraient fini par s&#8217;entre-tuer. Alors que le regard du jeune homme s&#8217;abaissait pour revenir à son niveau normal, il passa sur une plaque bleue de la rue d&#8217;en face. Il repassa dessus. Puis, encore une fois. Une quatrième. Et, enfin, la cinquième fois, lorsqu&#8217;il lut consciemment le nom sur la plaque, il fit le rapprochement. Une ampoule s&#8217;alluma dans son crâne, chassant les idées noires. Le nom de cette rue et celui de celle où il devait travailler étaient les mêmes. Étrange, non ? Encore vingt secondes plus tard, il comprit, sortant enfin de son abrutissant coma de désespoir. Cette rue était celle où il devait travailler ! Il n&#8217;était pas perdu en fait. Peut être même n&#8217;était-il pas un raté. Il sourit. Il avait de la chance aujourd&#8217;hui. Tout à coup, il réalisa que cela faisait au moins 8 ans qu&#8217;il ne s&#8217;était pas dit ça&#8230;</p>
<p>Moment de cafard passé. Il regarda son portable : 9h22 ! Il était resté presque vingt minutes à se lamenter. Prenant enfin les choses en main, il traversa la route et s&#8217;engagea d&#8217;un pas sûr dans l&#8217;avenue. Après avoir marché à une allure assurée sur la moitié de la rue, il arriva devant le bon immeuble. Assez grand, récent, noir et brillant avec ses vitres luisantes au soleil. Il pénétra dans le bâtiment. Beige et marron clair, il régnait la même odeur dans ce hall que dans celui d&#8217;un hôpital. Il s&#8217;arrêta face à l&#8217;ascenseur. Il devait se rendre au second. Olivier s&#8217;engouffra dans la petite cage d&#8217;ascenseur, appuya sur le deux et jeta un nouveau coup d&#8217;œil à l&#8217;heure. 9H27 il serait juste à l&#8217;heure. La ponctualité c&#8217;est important. Les portes de l&#8217;ascenseur se refermèrent. Olivier lissa sa chemise, remit son col correctement et se recoiffa, les doigts légèrement tremblants. Il voulait, absolument, faire bonne impression. Ne pas avoir mis de cravate le tracassait. Il essayait de se convaincre qu&#8217;une cravate n&#8217;était qu&#8217;un accessoire parfaitement inutile. Il n&#8217;y croyait pas vraiment et regrettait ce choix vestimentaire. Ça aurait quand même fait plus sérieux&#8230; Enfin bon, tant pis, pensa-t-il avec un soupir.</p>
<p>Les portes se rouvrirent. Olivier avança dans le couloir. Devant la première porte, il se stoppa, observa les plaques dorées qui indiquaient clairement qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un repaire d&#8217;avocats, et continua son chemin jusqu&#8217;au fond. Là, il frappa trois coups timides mais fermes, avant de précipitamment, remettre sa chemise immaculée dans son pantalon.</p>
<p>________________________________________________________________________________________________________________</p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Pardon ! Pardon ! Pardon !</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Je sais presque deux mois de retard ça fait beaucoup &#8211; -&#8217;.</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Je suis désolée. Méchante moi ! Méchante ! (se tape la tête contre un mur) </span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Même avec le retard, j&#8217;espère que vous aimerez ce chapitre.</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Encore désolée pour le retard.<br />
</span></p>
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		<title>French Kiss 10</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 14:17:47 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-medium wp-image-194" title="FK chap 10" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2009/07/fk-chap-10.jpg?w=300&#038;h=150" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>Quelques minutes plus tard, dans la voiture, Lilian, totalement noyé dans ses pensées, laissa sa mère discuter toute seule. Au bout de deux ou trois minutes, celle-ci s&#8217;aperçut de l&#8217;état de léthargie de son fils. Il avait la tête légèrement penchée sur le coté, les yeux dans le vide et un sourire béat. Mais, heureusement, sa mère, concentrée sur sa conduite, n&#8217;eut pas vraiment l&#8217;occasion de l&#8217;observer. Alors, devant le manque de réponse de sa progéniture, elle lança :</p>
<p>- Tu veux bien m&#8217;écouter quand je te parle ! Je sais qu&#8217;avoir été collé t&#8217;a contrarié …</p>
<p>- Non, la contredit vivement Lilian, sortant enfin de son état de transe. C&#8217;était vraiment gén … vraiment atroce !</p>
<p>Bien rattrapé ! Lilian se mordilla doucement la lèvre inférieure. Il fallait qu&#8217;il surveille ses paroles.</p>
<p>- Dis moi, continua Mme Augier. Ça ne devait pas être ton prof d&#8217;histoire ton surveillant ?</p>
<p>- Si, mais Aar … M.Loren (de justesse) … a pris le relais la dernière heure.</p>
<p>- C&#8217;est lui ton nouveau professeur ? L&#8217;interrogea sa mère qui, bien sûr, n&#8217;avait pas été mise au courant de l&#8217;exact motif de la punition.</p>
<p>- Oui … c&#8217;est lui, répondit nerveusement le jeune homme, sentant que, sur ce sujet, une bourde serait très vite arrivée.</p>
<p>- Il est pas mal, physiquement. remarqua sa mère. (ça c&#8217;est un euphémisme de la part d&#8217;une femme de quarante ans, mariée et avec des enfants pour « trop sexy »)</p>
<p>- Trop beau !!! rectifia Lilian, avec un peu trop d&#8217;enthousiasme.</p>
<p>Il croisa un regard étonné de sa mère et changea immédiatement de version :</p>
<p>- Enfin d&#8217;après Marianne …</p>
<p>Il eut un petit rire gêné. Sa lèvre inférieure saignait un peu, attaquée par une canine nerveuse. Il ne savait décidément pas mentir.</p>
<p>Cela faisait à peine un quart d&#8217;heure qu&#8217;il était rentré chez lui, quand son portable sonna. Il ne put empêcher une partie de lui d&#8217;espérer que ça soit Aaron. C&#8217;était Marianne. Elle voulait savoir comment c&#8217;était passé ses deux heures de colle. Elle ne fut pas déçue. Elle qui s&#8217;attendait à devoir remonter le moral de son ami en trouvant le plus d&#8217;injures possibles à l&#8217;intention du professeur d&#8217;histoire, elle écouta Lilian lui raconter son après midi. Elle eut droit à tous les détails. Lilian finit son récit avec cette simple conclusion :</p>
<p>- C&#8217;était trop bien !</p>
<p>- En tout cas, tu as l&#8217;air d&#8217;avoir apprécié, lança Marianne avec un ton un peu moqueur.</p>
<p>- Oh oui !!! Trop trop !!!</p>
<p>- Donc, tu n&#8217;as plus du tout peur de coucher avec lui ?</p>
<p>- Euh … un peu … quand même … murmura le jeune homme.</p>
<p>À l&#8217;autre bout du fil, il entendit sa meilleure amie pouffer.</p>
<p>- Mais c&#8217;est vrai que j&#8217;ai de plus en plus envie d&#8217;essayer … continua-t-il, écarlate, mais ça Marianne ne pouvait pas le voir, même si elle s&#8217;en doutait.</p>
<p>- Lilian, l&#8217;interpela son amie avec une voix douce et un peu bizarre. Tu es vraiment sur que c&#8217;est bien … c&#8217;est un prof …</p>
<p>Là, elle soulevait un problème que Lilian avait tout fait pour oublier. C&#8217;est vrai qu&#8217;Aaron était son professeur et que ça compliquait tout. Mais il préférait ne pas y penser …</p>
<p>- Oui … mais … je l&#8217;aime vraiment … beaucoup … couina Lilian. Enfin je crois …</p>
<p>- Bon, d&#8217;accord, lâcha Marianne. Si je comprends bien : on y réfléchira plus tard …</p>
<p>- Oui, chuchota le jeune homme. C&#8217;est tout à fait ça …</p>
<p>Les deux amis abandonnèrent se sujet qui risquait de gâcher la journée de Lilian, journée qui avait si bien commencé. Finalement, Marianne lança :</p>
<p>- Bon, Lilian, avec tes cochonneries je crois que tout mon forfait va y passer.</p>
<p>- Excuse moi, mais je suis tellement content de pouvoir en parler à quelqu&#8217;un. Quand je suis avec Aaron je parle pas alors faut bien que je me confie à quelqu&#8217;un …</p>
<p>- Oui, je sais, c&#8217;est normal, répondit gentiment Marianne. Mais, à propos d&#8217;en parler … combien de temps tu comptes attendre avant de dire à tes parents que tu es homo ?</p>
<p>- Je sais pas … murmura Lilian, tout gêné. Deux … trois ans … le temps d&#8217;avoir atteint la majorité et qu&#8217;ils aient commencé à payer mes études …</p>
<p>Marianne soupira. Elle comprenait Lilian mais, voyant les choses de l&#8217;extérieur, elle savait que plus il attendrait plus ce serait dur, et plus cela poserait de problèmes.</p>
<p>- Je comprends que ça te fasse peur, Lilian, mais il vaut mieux qu&#8217;ils l&#8217;apprennent de toi …</p>
<p>- Ouais … acquiesça le jeune homme, sceptique. Mais … je sais pas du tout comment ils réagiraient … je peux bien attendre un peu …</p>
<p>- Tu as peut être raison, céda Marianne face au ton un peu triste et angoissé de son ami. Bon, il faut que je te laisse, à demain. Et arrête d&#8217;avoir peur du sexe, ça fait pas mal … normalement.</p>
<p>Elle raccrocha. À partir de cet appel, Lilian resta enfermé dans sa chambre jusqu&#8217;au dîner. Officiellement, il faisait ses devoirs. Mais, en réalité, il cherchait un mensonge valable pour aller chez Aaron pendant le weekend. Je dis bien « cherchais » et non pas trouver car il n&#8217;y parvint pas. À chaque fois que le pauvre garçon tentait de solliciter son cerveau, toutes ses pensées allaient vers son beau professeur, et il revoyait en détails les événements de l&#8217;après midi. Soupirant d&#8217;aise toutes les cinq secondes en repensant à cette première expérience du sexe, il ne vit pas le temps passer. Si bien que lorsque sa mère l&#8217;appela pour le dîner, il n&#8217;avait pas la moindre idée de ce qu&#8217;il pourrait dire pour aller chez Aaron, sans que ses parents ne fouinent trop.</p>
<p>Mais, (comme je peux pas passer mon temps à traumatiser Lilian, bien que je trouve ça très drôle), alors qu&#8217;ils étaient, Lilian, ses parents et sa petite sœur, à table, un miracle se produisit.</p>
<p>- Lilian, on va aller chez grand-mère ce weekend, l&#8217;informa sa mère. Tu viens ou pas ?</p>
<p>En entendant cette question, Lilian faillit se jeter par terre à genoux en hurlant de joie, à plein poumon, et en louant tous les noms de dieux qu&#8217;il connaissait. Mais, après réflexion, une partie de lui même, probablement son bon-sens, l&#8217;interpella en lui faisant remarquer que cela paraîtrait peut être un peu étrange. Lilian se contenta donc de répondre, en s&#8217;appliquant au maximum pour mentir de façon à peu près crédible, qu&#8217;il avait des devoirs et qu&#8217;il préférait rester à la maison.</p>
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		<title>French Kiss 09</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 22:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
				<category><![CDATA[French Kiss]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet saleté de professeur d&#8217;histoire-géo n&#8217;avait pas menti. Cela serait vraiment un tête à tête puisqu&#8217;il n&#8217;avait aucun cours à assurer cette après midi. Et qu&#8217;il tenait vraiment énormément à être bien sur que Lilian passe deux heures bien désagréables en sa compagnie. À 14h, Lilian s&#8217;engouffra à l&#8217;intérieur de la salle dans laquelle devait [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=100&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-medium wp-image-192" title="FK chap 9" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2009/07/fk-chap-9.jpg?w=300&#038;h=150" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>Cet saleté de professeur d&#8217;histoire-géo n&#8217;avait pas menti. Cela serait vraiment un tête à tête puisqu&#8217;il n&#8217;avait aucun cours à assurer cette après midi. Et qu&#8217;il tenait vraiment énormément à être bien sur que Lilian passe deux heures bien désagréables en sa compagnie.</p>
<p>À 14h, Lilian s&#8217;engouffra à l&#8217;intérieur de la salle dans laquelle devait se dérouler ses deux heures de détention. C&#8217;était une salle de cours toute conne. Une pièce blanche et grise, remplie d&#8217;une vingtaine de tables et de chaises, ainsi que d&#8217;un bureau en bois clair devant le tableau noir. Enfin, une salle de classe d&#8217;histoire-géo, puisqu&#8217;aux murs trônaient de grandes cartes du monde, d&#8217;Europe et de France. Lilian chercha le professeur des yeux, ce dernier répondit à son appel muet en grommelant :</p>
<p>- Augier, vous n&#8217;êtes pas là pour rêvasser ! Asseyez vous et faites les questionnaires pages 36, 37, 38, 39 et 40 du livre de géographie.</p>
<p>Lilian ne saurait décidément jamais ce qui l&#8217;énervait le plus chez ce gros morse. Le fait qu&#8217;il vouvoie ses élèves ou juste le fait qu&#8217;il soit insupportable. Bon, d&#8217;un autre coté, tous les professeurs ne pouvaient pas ressembler à Aaron (parce que Lilian aurait jamais pu finir sa scolarité). En tout cas, c&#8217;est pas ça qui allait faire aimer l&#8217;histoire-géo à Lilian.</p>
<p>Le jeune homme s&#8217;installa, ouvrit son livre et lâcha un profond soupir en découvrant qu&#8217;il y avait environ vingt-cinq questions par page.</p>
<p>- Et en silence, Augier !</p>
<p>À 15h30, trente minutes avant la remise en liberté de l&#8217;ignoble délinquant, à qui il ne restait que deux pages à faire, on frappa à la porte. (devinez un peu qui c&#8217;est). Lilian leva la tête de son livre. Il réprima une exclamation et se contenta d&#8217;ouvrir des yeux immenses en voyant Aaron traverser tranquillement la salle pour aller négocier avec son geôlier.</p>
<p>- Ah pardon, j&#8217;ignorais que cette salle était prise (tu parles, il a frappé à la porte). Ma salle habituelle est également occupée et je dois finir de corriger les copies de mes secondes.</p>
<p>Lilian le fixait, rougissant légèrement et se demandant comment Aaron faisait pour mentir de façon si décontractée. Déjà pourquoi il ne les corrigeait pas dans la salle des profs ses copies. Enfin bon, c&#8217;est pas Lilian qui allait se plaindre de voir son beau professeur.</p>
<p>- Oui et alors ?! Rétorqua le bulldog bipède. Tu ne peux pas aller dans une autre salle. (il est bizarre, il tutoie les profs et vouvoie les élèves)</p>
<p>- Vous ne préférez pas que je le surveille pendant le temps qu&#8217;il reste, proposa le jeune professeur de Français, par pure charité et sans aucune arrière pensée bien sur.</p>
<p>- Grmgrgrrrrrrrmmgrrrr ! (ça c&#8217;est le bruit d&#8217;un bulldog enragé qui vient de se faire arracher une patte, qui n&#8217;a pas mangé depuis trois mois et qui n&#8217;a bu que du sang humain depuis qu&#8217;il a été sevré).</p>
<p>- Je vous jure de bien le torturer, plaisanta Aaron, puis, sur un ton que Lilian identifia comme sarcastique, il ajouta. Dans sa classe ils ne sont pas très bons en orthographe. Je vais bien lui trouver une ou deux dictée pour lui.</p>
<p>Sans même saluer son collègue, le gros moustachu prit ses affaires et quitta la salle en claquant la porte. Stupéfait, Lilian resta assis l&#8217;air un peu bête. Il n&#8217;aurait jamais pensé que le professeur d&#8217;histoire lâcherait si facilement une occasion de l&#8217;emmerder.</p>
<p>- Tu pourrais au moins remercier ton sauveur, mon petit Lilian. Le taquina Aaron.</p>
<p>- Merci, lança Lilian.</p>
<p>Il savait ce qui l&#8217;attendait maintenant. Ils étaient seuls. Lilian avait envie bien sur, mais il appréhendait. Après quelques hésitations, il se persuada que de toute façon Aaron ne lui ferait jamais de mal. Il fallait lui faire confiance. Le jeune homme se leva et s&#8217;approcha doucement de son petit ami. Ce dernier lui sourit, amusé par son petit air hésitant.</p>
<p>- Quoi ! Un vulgaire « merci » ! Moi je ne pensais pas vraiment à ça.</p>
<p>Il susurra la dernière phrase en attirant doucement Lilian vers lui, pour commencer à le caresser à travers ses vêtements. Là, Lilian ne se posait plus vraiment de question. Pour lui faire comprendre qu&#8217;il n&#8217;était pas contre ce qui se passait, il posa ses lèvres sur celles de son professeur. Aaron sourit. Il attendait ça depuis longtemps. Mais, il allait falloir commencer doucement&#8230; enfin pas trop brutalement en tout cas. Il laissa précautionneusement ses mains couler sous le pull et le T-shirt de Lilian pour les lui retirer avant de l&#8217;embrasser furieusement. Finalement, le plus jeune n&#8217;avait plus l&#8217;air contre. Mais lorsque ces mêmes mains s&#8217;évertuèrent à détacher son jean, Lilian se crispa. Le jeune professeur en profita pour les faire tout deux basculer. Ils se retrouvèrent au sol, comme la dernière fois, à moitié sous le bureau, mais cette fois ci Aaron savait qu&#8217;il pourrait aller un peu plus loin. En une seconde à peine, le pantalon, les chaussures et les chaussettes de Lilian volèrent dans un coin de la salle pour aller rejoindre ses autres vêtements. À nouveau, il l&#8217;embrassa longuement, profitant de cette diversion, passa ses mains sous l&#8217;unique bout de tissu qui protégeait encore Lilian et attendit quelques secondes un refus. Mais, il n&#8217;y en eu aucun. Alors Aaron, bien décidé à remercier à sa manière Lilian, fit glisser son caleçon. Il s&#8217;arrêta à nouveau pour contempler sa proie. Il sourit et remarqua, amusé :</p>
<p>- Il n&#8217;y a vraiment que ta tête qui ne soit pas d&#8217;accord.</p>
<p>Ces mots et le regard, à la fois amusé et alléché, du beau professeur eurent pour seul effet de rendre le jeune homme totalement écarlate. Aaron, remarquant sa gêne, replaça son visage contre le sien et colla tendrement ses lèvres aux siennes. Rassuré, Lilian le fit savoir à son professeur par quelques caresses. De toute évidence, Aaron comprit le message, puisqu&#8217;à partir de là, le rythme s&#8217;intensifia. Il abandonna les lèvres du jeune homme, préférant s&#8217;attaquer à son cou, ses épaules, son torse, …</p>
<p>Lilian était complètement perdu. Penser lui était devenu quelque chose de bien trop complexe. Il n&#8217;était plus sur que d&#8217;une chose : il adorait ce qu&#8217;il se passait. Un frisson absolument incontrôlable et atrocement agréable s&#8217;était emparé de lui. Et, partout où les lèvres et la langue de son jeune professeur l&#8217;effleuraient, il avait la sensation de s&#8217;enflammer. Incapable de réfléchir, il ne pouvait pas imaginer où voulait précisément en venir Aaron. Il ne comprit les intentions du jeune professeur que lorsque ses mains se plaquèrent fermement sur ses cuisses. Jugeant la situation terriblement gênante, une minuscule partie du cerveau de Lilian voulut le repousser, mais trop tard. Tous ses muscles se relâchèrent brutalement quand il sentit la langue d&#8217;Aaron courir lentement et consciencieusement le long de sa verge durcie. Rapidement, le plus vieux la prit en bouche et commença de vifs mouvements de va-et-vient. Lilian se mordit la lèvre inférieure pour ne pas laisser échapper le moindre son, de peur d&#8217;être découvert ou juste pour un élan un peu stupide de pudeur. Mais, plus les caresses s&#8217;accéléraient et s&#8217;intensifiaient, plus il avait du mal à se contrôler. Chaque muscle de son corps se crispait et se détendait si rapidement qu&#8217;il ne savait pas si c&#8217;était vraiment très agréable ou désagréable. Finalement, il fut fixé sur très très agréable alors qu&#8217;Aaron s&#8217;attardait sur son gland. Quelques soupirs exaltés franchirent ses dents serrées tandis que son professeur ralentissait ses va-et-vient pour approfondir ses mouvements de langue. Et, lorsque le plaisir atteignit son paroxysme (ce qui ne prit pas longtemps compte tenu de son manque d&#8217;expérience sexuelle), Lilian ne put s&#8217;empêcher de pousser un gémissement bruyant et satisfait.</p>
<p>Les mains d&#8217;Aaron firent le chemin inverse pour venir caresser les joues brulantes de Lilian qui avait l&#8217;impression d&#8217;avoir couru un marathon. Son corps semblait peser des tonnes et le jeune aurait bien fait une petite sieste. Mais Aaron se préoccupait de nouveau de ses lèvres et ça suffisait amplement à le maintenir plus que réveillé. Le jeune professeur entreprit de se débarrasser de sa chemise. Les bras autour du cou d&#8217;Aaron, le plus jeune continuait à l&#8217;embrasser. Vu où ils en étaient arrivés autant aller jusqu&#8217;au bout. Mais, un bruit à la porte lui fit lâcher prise. Le professeur reboutonna vite son haut, profondément agacé par cette interruption, tandis que la personne derrière la porte cognait un peu plus fort. Avant qu&#8217;elle ne s&#8217;ouvre, il se releva, attrapa les vêtements de Lilian et les lui lança. Juste à temps. La femme qui entra ne se douta de rien. Lilian se recroquevilla sous le bureau. La femme questionna le jeune professeur avec un ton un peu sec, légèrement agacée</p>
<p>:</p>
<p>- Excusez moi. Où est Lilian ? Ça fait un quart d&#8217;heure que je l&#8217;attends.</p>
<p>La respiration de Lilian se bloqua lorsqu&#8217;il reconnut la voix de sa mère. Aaron mit quelques longues secondes pour trouver quelque chose à répondre. Puis, avec une voix un peu hésitante, il essaya :</p>
<p>- Euh … il … est … euh … il est parti aux toilettes (rho c&#8217;est facile ça comme excuse, aucune imagination Aaron !). Dès qu&#8217;il revient je lui dit de partir.</p>
<p>À ce moment là, les deux jeunes hommes se mirent à prier ensemble pour qu&#8217;elle ne veuille pas rester pour l&#8217;attendre.</p>
<p>- Très bien, merci. dit Mme Augier en quittant la pièce.</p>
<p>Ouf, sauvés ! Aaron se laissa négligemment tomber sur une chaise en soupirant et en grommelant.</p>
<p>- Non mais c&#8217;est pas possible ! S&#8217;exclama-t-il. Il y a toujours quelqu&#8217;un ou quelque chose pour nous interrompre quand ça devient intéressant !</p>
<p>Sa mauvaise humeur disparut totalement lorsqu&#8217;il vit Lilian se relever, haletant et chancelant, encore ivre de plaisir. Il avait remis son caleçon et son jean.</p>
<p>- Dépêche toi de finir de te rhabiller avant que ta mère revienne. Parce que si elle te trouve à moitié nu, j&#8217;aurai vraiment du mal à trouver une excuse.</p>
<p>- Hmm … répondit (si on peut appeler ça une réponse) Lilian en enfilant, visiblement à regret, son T-shirt.</p>
<p>- Quoi « hmm » ? l&#8217;interrogea Aaron, très curieux.</p>
<p>Lilian resta muet mais devint légèrement pourpre. Alors Aaron devina avec un petit sourire narquois et amusé.</p>
<p>- Tu étais d&#8217;accord pour finir ! Ça t&#8217;a plu tant que ça !? Alors je suis satisfait, pas la peine qu&#8217;on fasse l&#8217;amour aujourd&#8217;hui, même si c&#8217;est un peu insupportable de savoir que tu étais prêt à aller jusqu&#8217;au bout. Franchement, tu te serais laissé faire si j&#8217;avais continué ?</p>
<p>Encore plus rouge, Lilian baissa les yeux. Aaron se releva pour l&#8217;enlacer, l&#8217;air vraiment heureux. Il trouvait Lilian de plus en plus mignon.</p>
<p>- Pourquoi tu rougis, idiot ? Il y a pas de quoi avoir honte. En tout cas, je suis rassuré. Je commençais à croire que tu ne voudrais jamais coucher avec moi. Merci, mon petit puceau qui ne va pas le rester longtemps, surtout s&#8217;il continue à se laisser faire par son sale obsédé de copain.</p>
<p>Il embrassa doucement Lilian dont la peau commençait à reprendre une teinte à peu près normale.</p>
<p>- On peut pas se voir ce weekend ? Proposa timidement Lilian.</p>
<p>- Peut être … hésita le professeur. Mais il faut que je te prévienne …</p>
<p>- Quoi ? Le coupa Lilian, puis il ajouta avec un ton faussement mélodramatique : tu es marié, c&#8217;est ça ?</p>
<p>- Non, enfin je crois pas, répliqua Aaron en souriant. Je voulais te prévenir que je vis dans un placard. Et je dis ça sans aucune métaphore sur mon homosexualité. Mon appartement doit faire quatre mètres carrés. Et … on pourra pas trop sortir … parce que si quelqu&#8217;un nous voit …</p>
<p>- Pff ! C&#8217;est tout ce que tu avais à dire. Moi je m&#8217;en fiche de tout ça ! Demain ou après demain, je te dirai si je peux venir. Rétorqua le jeune homme en rangeant ses affaires dans son sac.</p>
<p>- Comme tu veux. Mais je te préviens, une fois chez moi, t&#8217;as pas intérêt à changer d&#8217;avis parce que, cette fois ci, je te viole, compris ? Plaisanta (j&#8217;en serais pas si sure que ça) le jeune professeur, heureux que Lilian ait autant envie de le voir autre part qu&#8217;au lycée.</p>
<p>- Tu peux pas me violer. Assura Lilian.</p>
<p>- Et pourquoi ça, monsieur le puceau ?</p>
<p>- Parce que ça s&#8217;appelle pas un viol si je suis consentant, idiot. lança-t-il en sortant avec un immense sourire.</p>
<p style="text-align:center;">________________________________</p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#3a0f4c;">Pardon pour le retard. Je suis désolée. Enfin bon on va dire que ça fait une semaine &#8212; &#8211;&#8217; . Ceci est le tout premier lemon que j&#8217;ai écrit (il commence à dater) je l&#8217;ai légèrement modifié parce que je le trouvé pas génial. Résultat : bof je le trouve pas génial ! (faut pas que Merlin lise ça sinon elle va m&#8217;engueuler en me disant qu&#8217;il est très bien ce chapitre). Enfin, si vous avez aimé ou pas ce chapitre faut le dire (que je puisse améliorer si c&#8217;est pas bien et que je sache si c&#8217;est bien) et si vous trouvez l&#8217;humour d&#8217;Aaron très lourd &#8230; bah vous pouvez le dire, mais je crois que là je peux rien faire parce que ça va pas aller en s&#8217;arrangeant.</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#a57cdf;"><span style="color:#3a0f4c;">Le prochain chapitre dès que j&#8217;aurai le courage de le taper (je suis une grosse flemmarde parce qu&#8217;il est tout pitit ^^)</span><br />
</span></p>
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			<media:title type="html">FK chap 9</media:title>
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		<title>French Kiss 08</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 15:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
				<category><![CDATA[French Kiss]]></category>
		<category><![CDATA[fic yaoi]]></category>
		<category><![CDATA[profXéléve]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant une semaine, Lilian résista miraculeusement aux manœuvres, très très subtiles, d&#8217;Aaron. Il supporta sans broncher ses regards brûlants. Avec un peu plus de mal, il encaissa la vue, plus qu&#8217;alléchante du torse musclé de son professeur, que lui offraient ses chemises moitiés ouvertes. Et, enfin, il eut vraiment du mal à se contrôler et [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=76&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-medium wp-image-189" title="FK chap 8" src="http://taray2l.files.wordpress.com/2009/07/fk-chap-8.jpg?w=300&#038;h=150" alt="" width="300" height="150" /></p>
<p>Pendant une semaine, Lilian résista miraculeusement aux manœuvres, très très subtiles, d&#8217;Aaron. Il supporta sans broncher ses regards brûlants. Avec un peu plus de mal, il encaissa la vue, plus qu&#8217;alléchante du torse musclé de son professeur, que lui offraient ses chemises moitiés ouvertes. Et, enfin, il eut vraiment du mal à se contrôler et à ne pas se jeter sur son nouveau petit ami lorsque celui ci commença à venir s&#8217;asseoir sur sa table, en plein milieux du cours.</p>
<p>Le mardi soir, en histoire-géo, le gros moustachu qui leur servait de professeur fit une remarque, presque anodine, en regardant la leçon d&#8217;un élève :</p>
<p>- Mais quel orthographe pitoyable ! Votre professeur de français doit vraiment être nul !</p>
<p>Cette dernière phrase sortit Lilian du sommeil et lui arracha une exclamation :</p>
<p>- C&#8217;est un très bon professeur !!!</p>
<p>Immédiatement, devant la face rougeoyante du monstre moustachu, le jeune homme réalisa finalement qu&#8217;il était en cours et qu&#8217;il était peut être allé un peu loin. Mais, après tout, ce sale morse obèse n&#8217;avait pas à insulter Aaron !</p>
<p>- AUGIER !!! hurla le professeur. Vous ne daigniez pas écouter mes cours, mais, faire des commentaires, ça vous savez faire ! Toutes mes félicitations ! Vos compétences orales vous ont permis de gagner un tête à tête de deux heures avec moi, demain après midi !!!</p>
<p>Oh quelle merde ! Faillit lâcher Lilian. Mais il se retint, évitant ainsi d&#8217;ajouter deux heures de plus à sa peine. En plus, il faudrait l&#8217;annoncer à sa mère. Pas cool&#8230; Lilian grommela quelques insultes inaudibles avant de se rendormir pour rêver qu&#8217;il lapidait à coup d&#8217;énormes livres d&#8217;histoire le gros professeur.</p>
<p>Le lendemain matin, comme d&#8217;habitude, les élèves entrèrent dans la salle de français pour le dernier cours de la matinée. M.Loren était appuyé contre son bureau, avec une pose trop détachée et tranquille pour être naturel, une chemise bleu clair presque grise, comme ses yeux, ouverte de façon à attirer toute l&#8217;attention sur sa plastique avantageuse, et ses cheveux noires en bataille, là encore d&#8217;une façon trop avantageuse pour lui pour être totalement naturel. Lilian maudissait le sens du détail de son professeur. Il commençait à ne franchement plus pouvoir se concentrer en français. Comment aurait il pu se focaliser sur Flaubert, alors qu&#8217;un homme, largement mieux foutu, parade, presque torse nu, avec pour seul but de lui donner des envies pas très très catholiques ?</p>
<p>À peine cinq secondes qu&#8217;il était entré en cours et il ressentait déjà une haine plutôt anormal pour le pauvre morceau de tissu bleu clair. Et il devait tenir cinquante cinq minutes&#8230; Lilian s&#8217;assit à sa place et dirigea, tant bien que mal, son attention sur la fenêtre. « Si je croise son regard c&#8217;est foutu » se dit-il (il sort avec une gorgone ou un prof). Légèrement crispé, il regardait fixement le ciel, qui bien que magnifique ce jour là n&#8217;avait franchement rien d&#8217;aussi passionnant. Son pied gauche frappait rapidement le sol. La scène amusait beaucoup Marianne, aussi bien du coté meilleur ami en train de bander sans vouloir le reconnaître, que du coté professeur sexy et obsédé qui n&#8217;hésite pas à abuser de ses atouts. Lilian tenait bon. Il ne lâcherait pas. Ce n&#8217;est pas que l&#8217;idée de coucher avec Aaron le gène vraiment, mais plutôt qu&#8217;il ne voulait pas s&#8217;avouer vaincu face au petit jeu de son professeur. Donc, il tiendrait bon.</p>
<p>Vexé que Lilian l&#8217;ignore, Aaron réfléchit une seconde. Il avait un plan de secours, mais il était un peu&#8230; osé, et personne ne va y croire c&#8217;est trop gros. Le genre de truc qu&#8217;un professeur n&#8217;a normalement pas le droit de faire dans une salle de classe remplie d&#8217;élèves. Mais, tant pis, il voulait trop ce gamin. Il ne supportait plus d&#8217;attendre. Avec une mise en scène et un jeu d&#8217;acteur parfaits, le jeune professeur joua sa carte maitresse, en déclarant tout en faisant déraper violemment son stylo plume :</p>
<p>- Oh non ! Mince alors ! Encore une chemise foutue à cause d&#8217;une tâche d&#8217;encre ! Je peux pas rester comme ça, les autres profs vont se moquer de moi (il en fait un peu trop, non ?) ! Laissez moi trente secondes, le temps que je me change.</p>
<p>Non ! Il va pas osé ! Pensa Lilian, sentant que là c&#8217;était perdu. Malgré tous ses efforts, il s&#8217;avoua vaincu, levant les yeux pour observer Aaron faire sauter les derniers boutons de sa chemise, puis le retirer tranquillement, faisant saliver à outrance les représentantes de la gente féminine et quelques autres, dont un certain garçon qui menaçait de perforer le sol avec son pied gauche. Marianne découvrit ainsi que ce tic, habituellement signe de la nervosité de Lilian, pouvait être interprétée d&#8217;une autre manière. Il ne pouvait plus détacher son regard de son professeur. Quel cours de français captivant ! Il détaillait avec délice le moindre millimètre carré de sa peau halée.</p>
<p>Aaron, satisfait de son petit effet, jeta un petit coup d&#8217;œil provocateur qui acheva le pauvre Lilian. Ce dernier ne savait plus trop comment se contrôler. L&#8217;énergie que dépensait son pied ne suffisait plus. Alors qu&#8217;Aaron se décidait enfin à enfiler une nouvelle chemise, qui avait par pure coïncidence était rangée dans un tiroir de son bureau, Lilian commença à traumatiser son stylo, le faisant nerveusement bouger entre ses doigts. À la première occasion, le malheureux crayon prit la fuite. Il roula plus loin, attirant l&#8217;attention des autres élèves sur Lilian qui vira couleur tomate trop mûre. Il atteint une teinte encore plus voyante, lorsqu&#8217;Aaron ramassa le fuyard, pour le glisser dans sa poche de jean, en lui indiquant :</p>
<p>- Tu viendras le chercher à la fin du cours. Ça t&#8217;évitera de la refaire tomber.</p>
<p>Après la sonnerie, Lilian attendit que les autres élèves sortent.</p>
<p>- À demain ! Lança-t-il à Marianne qui rentrait chez elle directement après le cours.</p>
<p>- Amuse toi bien cet après midi ! Lui rétorqua son amie en sortant.</p>
<p>La porte refermée sur Marianne, Lilian eut un léger frisson. Les lèvres de son professeur venaient de se poser sur sa nuque. Et un point sensible repéré par Aaron ! Le plus jeune se retourna pour un baiser qui le démangeait depuis cinquante cinq minutes. Puis, se détachant un peu de l&#8217;étreinte du professeur, il plongea son regard dans le bleu clair du sien, attendit quelques secondes et, finalement, lâcha, d&#8217;un ton qui oscillait entre le blâme, l&#8217;amusement et une légère excitation :</p>
<p>- Dis moi que j&#8217;ai rêvé et que tu n&#8217;as pas enlevé ton haut devant trente et un élèves !</p>
<p>- Et bien, libre à toi d&#8217;en rêver la nuit. Mais aujourd&#8217;hui je l&#8217;ai vraiment fait, chuchota Aaron, enjoué, en baladant de plus en plus bas ses mains dans le dos de son petit ami. Tu aurais dû voir ta tête. J&#8217;aurais pas cru ça possible, mais, tu étais encore plus mignon que d&#8217;habitude.</p>
<p>Les joues de Lilian s&#8217;enflammèrent. Aaron le remit à l&#8217;aise en l&#8217;embrassant doucement avant de continuer, le taquinant un peu :</p>
<p>- D&#8217;ailleurs, tu devrais faire attention, à force de faire cette tête, je vais finir pas ne plus pouvoir me retenir&#8230; en plus, quelqu&#8217;un va finir par ce douter de quelque chose.</p>
<p>- Et c&#8217;est le type qui vient de faire un strip-tease en plein milieu de son cours qui dit ça !</p>
<p>- En parlant de chose qui n&#8217;attire absolument pas l&#8217;attention, ironisa le beau professeur. Merci de défendre mon honneur bafoué par ce vil mécréant de professeur d&#8217;histoire.</p>
<p>- J&#8217;ai pas fait exprès&#8230; marmonna Lilian.</p>
<p>- Non, plus sérieusement, j&#8217;arrive pas à croire qu&#8217;il t&#8217;ait collé pour ça. Il doit pas beaucoup t&#8217;aimer, lança Aaron, avant d&#8217;ajouter plus doucement, avec un ton espiègle et une lueur étrange au fond des yeux. Mais t&#8217;inquiète pas. Puisque c&#8217;est un peu ma faute si tu as été puni, je vais pas t&#8217;abandonner.</p>
<p>Il ne laissa pas à Lilian le temps de l&#8217;interroger. Il l&#8217;embrassa et le mit presque à la porte.</p>
<p>Une fois dans le couloir, Lilian resta perplexe. Ils n&#8217;étaient pas ensemble depuis longtemps, mais, il commençait à connaître un peu Aaron et le laisser partir comme ça après l&#8217;avoir excité pendant une heure ne faisait pas partie de ses habitudes. Il préparait quelque chose. Son ton bizarre le prouvait. Et, surtout, Lilian trouva très très étrange le fait que son pervers de professeur n&#8217;ait même pas essayé de le déshabiller. Dommage, soupira-t-il.</p>
<p>Jusqu&#8217;au milieu de l&#8217;après midi, Lilian se creusa la cervelle dans l&#8217;espoir de deviner ce que mijotait Aaron.</p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Bon, c&#8217;est les vacances mais je vais essayer de pas rester tout le temps scotchée à la télé. Les chapitres de cette fic là sont pas trop longs alors je vais combattre ma fainéantise et en taper un par semaine (ou un toute les deux semaines) pour Vincent et Olivier par contre&#8230; je verrai si je suis courageuse.</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Et merci de lire ma zistoire ^^<br />
</span></p>
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		<title>vive les commentaires !</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 12:44:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taray2l</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Merci pour les commentaires ** ça fait plaisir les encouragements. Et je suis désolée j&#8217;ai une légère tendance à faire des fautes d&#8217;orthographes qui s&#8217;ajoutent aux fautes de frappe bien sûr, alors si quelqu&#8217;un trouve une faute vraiment horrible faut le dire. Et ** j&#8217;aime les commentaires (enfin je prends que les compliments ^^ non [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=71&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Merci pour les commentaires ** ça fait plaisir les encouragements. Et je suis désolée j&#8217;ai une légère tendance à faire des fautes d&#8217;orthographes qui s&#8217;ajoutent aux fautes de frappe bien sûr, alors si quelqu&#8217;un trouve une faute vraiment horrible faut le dire. Et ** j&#8217;aime les commentaires (enfin je prends que les compliments ^^ non je blague je prends tout ce qui peut être à peu près constructif. Et les compliments **)</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;">Encore merci, maintenant que je sais qu&#8217;il y a pas que Merlin qui lit je vais essayer de poster des articles un peu plus souvent (un par mois ça fait pas beaucoup)</span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/taray2l.wordpress.com/71/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/taray2l.wordpress.com/71/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/taray2l.wordpress.com/71/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/taray2l.wordpress.com/71/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/taray2l.wordpress.com/71/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/taray2l.wordpress.com/71/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/taray2l.wordpress.com/71/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/taray2l.wordpress.com/71/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/taray2l.wordpress.com/71/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/taray2l.wordpress.com/71/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/taray2l.wordpress.com/71/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/taray2l.wordpress.com/71/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/taray2l.wordpress.com/71/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/taray2l.wordpress.com/71/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=taray2l.wordpress.com&amp;blog=7340937&amp;post=71&amp;subd=taray2l&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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