
Le lendemain, le comportement de Lilian en Français changea radicalement. Désormais, il fixait presque tout le temps son beau professeur. Parfois leurs regards se croisaient, le professeur le soutenait quelques instants, puis, il se détournait avec un léger sourire. Ils ne s’étaient pas revus depuis leur pseudo explication de la veille. Ils ne s’étaient pratiquement jamais parlés. Mais Lilian ne pouvait s’empêcher de caresser du regard M.Loren, ignorant le petit sourire moqueur de Marianne qui était, bien sur, au courant de tout.
Quand la sonnerie marqua le début de la récréation, ils furent de nouveaux seuls, tous les deux. Lilian approcha timidement du bureau. Encore une fois, les yeux bleu gris du beau jeune homme se posèrent sur lui et, encore une fois, il n’arriva plus à articuler. Articuler quoi d’ailleurs ? Il ignorait totalement ce qu’il allait dire. Et, pourtant, il essaya :
« Je…je…vous…euh…(percutant comme réplique !)
- Tu peux me tutoyer quand on est tous les deux. proposa le professeur. Mais, visiblement, ça ne t’aidera pas beaucoup à faire une phrase. »
Un grand silence envahit la salle.
« Je vais avoir pas mal de boulot cette année si tu n’es même pas capable de parler. » plaisanta M.Loren.
Lilian sourit une seconde, déglutit et baissa les yeux. Il ne trouvait toujours pas les mots pour exprimer ce qu’il pensait. Même ce qu’il pensait était vague face à cet homme. Il resta un moment immobile. Alors le jeune professeur murmura doucement avec une voix triste :
« Tu ne sais pas si on a bien fait hier ? Il s’arrêta une seconde puis, un peu plus distinctement, il continua. Moi non plus… mais…
- Mais quoi ?! » s’empressa de demander Lilian, retrouvant enfin sa voix, devant l’hésitation de son vis-à-vis.
Pour toute réponse, le plus vieux passa doucement sa main sur la joue de Lilian, puis l’embrassa avidement, caressant la langue du jeune homme qui appréciait décidément beaucoup ses baisers. Des bruits de pas un peu trop proche de la porte. Paniqués, les deux jeunes hommes ne pensèrent même pas à décoller leurs lèvres. Il leur parut infiniment plus logique de se mettre à couvert, au sol, à moitié cachés par le bureau. Ils se retrouvèrent donc allongés, pratiquement sous le bureau, enlacés très étroitement. Ils continuèrent à s’embrasser, leurs lèvres paraissaient soudées. Lilian sentait les caresses de son jeune professeur se faire de plus en plus intenses. C’était terriblement agréable. Il commençaient à se prendre au jeu, osant enfin toucher ce corps qui lui plaisait tant. Il aurait adoré que ce moment dure, dure longtemps. Les mains du professeur envahissaient activement son torse, rendant Lilian totalement ivre. Mais, lorsqu’il s’aperçut que ces mains s’attaquaient maintenant à la fermeture de son jean, il ne put réprimer une protestation :
« Hé ! Arrête !!! »
Le professeur s’écarta, puis, riant gentiment, lança :
« Excuse moi. Je me suis laissé emporter. Tu as raison : je vais trop vite. Je viens juste de réaliser que j’ai même oublié de te donner mon prénom. Un peu plus et j’étais condamné à ce que tu m’appelles tout le temps monsieur ou hé.
- Hé ! C’est vrai que je connais pas ton prénom ! S’exclama le plus jeune.
- C’est Aaron. »
En se présentant, il se releva puis aida Lilian à en faire de même. Une fois debout, le jeune homme réalisa qu’il ne portait plus de chemise. Effectivement son professeur n’avait pas perdu de temps. Comment peut on perdre une chemise sans en avoir conscience ? C’est ça l’amour ? Ou l’un de ses aspect ? En tout cas cet aspect là de l’amour la couture de son pantalon le sentait un peu trop. Aaron, n’ayant pas connaissance des grandes interrogations de Lilian, se contenta de ramasser la chemise pour lui rendre.
« Tiens fillette. Remets ça avant que je te saute à nouveau dessus.
- Pourquoi tu m’appelles fillette ? s’offusqua le plus jeune.
- Parce que tu es pire qu’une fille. Alors, comporte toi en homme et laisse toi faire.
- Aaron ? Tu as des origines juives ? » l’interrogea Lilian, ignorant la réplique de son professeur.
Puis, sans pouvoir s’en empêcher, il demanda très innocemment :
« Et… tu es circoncis ?
- Tiens ! La vierge effarouchée essaye de changer de sujet, lui rétorqua calmement Aaron qui paraissait plus amusé que agacé. Si on couchait ensemble tu le saurais si je suis circoncis ou non.
- Mais…mais…mais on peut pas faire…ça… sous ton bureau ! bégaya Lilian en virant au pourpre. Et… d’abord comment tu sais que je suis puceau ?
- Ça se voit rien qu’à ta réaction à l’évocation du sexe. Et, pour le bureau, tu as raison, murmura le professeur en passant sa main sur la joue rouge et brulante de son élève, dessus, c’est plus confortable… »
Aaron comptait bien refaire une tentative, mais, malheureusement, ils furent, encore une fois, interrompus par la sonnerie. Avant que Lilian ne reparte rapidement en cours, le jeune professeur lui donna un long baiser. Lilian sentit la main de son professeur frôlait doucement le bas de son dos. Aaron lui glissa un petit morceau de papier dans la poche arrière du jean, puis le laissa enfin respirer à sa guise et, en caressant avec douceur sa cuisse, lui souffla :
« Au revoir mon petit puceau. »
Lilian arriva en SVT avec un large sourire accroché aux lèvres et le regard perdu dans ses pensées, pas toutes très nettes. Lorsqu’il s’assit près de Marianne, celle-ci le ramena sur terre avec un ton sarcastique :
« Si quand il t’embrasse de force tu adores ça, pour que tu aies l’air aussi heureux il faut au moins qu’il t’ait violé.
- On a rien fait ! rétorqua Lilian.
- Vraiment ? Renchérit la jeune fille, sceptique.
- Presque rien fait… murmura le garçon écarlate en tripotant ses doigts.
- Mouais !
- D’accord, craqua Lilian, il a essayé mais je me suis pas laissé faire.
- T’es stupide ! Conclut son amie. Je suis sure que tu en meurs d’envie.
- Oui, mais…mais…mais…ça fait un peu peur… » couina Lilian en apercevant le regard réprobateur du vieux professeur de biologie qui commençait à trouver qu’ils faisaient beaucoup de bruit.
Lilian soupira doucement. Ce n’était absolument pas que l’idée d’aller plus loin avec Aaron ne lui plaise pas mais, juste, que c’était si nouveau et si soudain.
En rentrant chez lui à pied après les cours ce soir là, Lilian se souvint du bout de papier glissé dans sa poche par Aaron, durant leurs plus que plaisants échanges buccaux. Il le sortit, le déplia et lut avec un sourire un numéro de portable et un petit « je crois que je t’aime » écrit avec la jolie écriture fine de son professeur. Le « je crois » le faisait plus penser à une déclaration de collégien qu’à un mot d’adulte. Mais, en réalité, ça le rassurait de voir que Aaron était au moins aussi à l’aise que lui au niveau de ses sentiments. Il repensa aux caresses de son professeur et, plus sur de lui, prit son portable pour répondre « Moi aussi », avant d’envoyer un autre message à Marianne : « Tu crois que ça fait mal la sodomie ? ».
Alors qu’il était dans sa salle à corriger des copies désastreusement désespérantes, Aaron réfléchissait tentant de faire le point sur ce qu’il ressentait pour son élève, espérant profondément ne pas y être allé trop fort pour le traumatiser. Tout à coup, il sentit le vibreur de son portable. Il lut le message de Lilian, prenant bien soin de mettre le numéro qui s’affichait dans son répertoire. Et, lorsque il sourit sans même le vouloir, il réalisa qu’il était réellement amoureux du jeune homme.
C’est alors que l’opération DDLESIEPDCPCPGSCUV(NCUBCVMSIED) fut lancée. (Dépucelage De Lilian Et Si Il Est Pas D’accord C’est Pareil C’est Pas Grave Si C’est Un Viol (Non C’est Un Blague C’est Vraiment Mieux Si Il Est D’accord))
j’aime bien les rajouts surtout le message à marianne xD mort de rire lili découvre la sexualité
Oulala Ca devient agiter… ^_^
Super le nom de code xD
Non, sans blague c’est pas si mal… (ça veut dire beaucoup de ma part ! lol). Espère que la suite viendra vite ! =)
PTDR LE Nom de l’opération …. On est parti !!! la suite !! la suite !!